Les négociations entre l’Iran et les États-Unis s’éternisent et avec elles la paralysie du détroit d’Ormuz, ce point névralgique du commerce mondial où circulent notamment des hydrocarbures. Il y a trois semaines, Emmanuel Macron a annoncé que la France souhaitait initier une mission internationale pour tenter d’apaiser la situation et sécuriser la navigation. Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, s’est exprimé à ce propos, sur BFM TV, ce dimanche 31 mai 2026.
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Assurer le déminage
Selon lui, cette initiative, menée de concours avec le Royaume-Uni, pourrait être opérationnelle « très rapidement ». Il a précisé qu’une cinquantaine de pays ont déjà fait part d’un intérêt et qu’une dizaine a déjà proposé de participer. D’après le ministre, des discussions sont en cours avec les Iraniens et les États-Unis. « Ils ont tout intérêt à ce que le trafic puisse reprendre », a-t-il déclaré, soulignant l’impact économique de ce conflit qui fait grimper le prix des carburants.
Cette mission internationale pourrait notamment prendre en charge le déminage de la zone, préalable indispensable avant la reprise de la circulation. Jean-Noël Barrot a réaffirmé que le détroit d’Ormuz devait être libre de toute entrave : « Ni péage, ni blocage, ni chantage. »