» J’ai commis un acte grave et dangereux, que je regrette « . À la barre du tribunal de Marseille le 27 mai 2026, Régis D., 65 ans, s’exprime avec une sincérité touchante. Il comparaît pour violences aggravées, au terme d’une enquête initialement ouverte pour tentative de meurtre.
Le 9 août 2024, ce qui s’annonçait comme une douce soirée estivale a viré au drame au bar « Le Garibaldi », situé sur le boulevard éponyme (1er). Vers 19 heures, Yohan* et Sonia*, couple naissant, étaient attablés parmi d’autres habitués, en terrasse. Régis D. a surgi sur les lieux et blessé au cutter Yohan au niveau de la gorge. En tentant de le protéger, Sonia a reçu un coup dans la main. Interpellé, le sexagénaire a été contrôlé avec un très fort taux d’alcool.
« J’ai senti une décharge électrique. J’ai cru que c’était un taser », se remémore Yohan, arrivé à pas feutrés jusqu’à la barre. Une cicatrice de la plaie, longue de quinze centimètres, est encore visible sur son cou.
« À deux millimètres près, l’artère était touchée », s’insurge Me Frédéric Guittard, son avocat. Depuis, Yohan n’a plus d’emploi et « peine à tenir un téléphone ». Absente à l’audience, Sonia a, quant à elle, subi une section complète du…