Répondant à un appel lancé dans plusieurs villes de France, 500 personnes, selon la police, ont manifesté ce dimanche 31 mai à Marseille, contre la pénalisation des free parties.

« En prison pour avoir dansé au réveillon », « Répression tentaculaire, on se laissera pas faire », « Plus de son moins de répression », pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies par des manifestants torse nu ou arborant, parfois, des uniformes orange de détenus. Le cortège, dont le point d’arrivée était fixé sur le Vieux-Port, était rythmé par de la musique techno diffusée par des enceintes montées sur une dizaine de camions.

Deux ans de prison et 30 000 € d’amende pour les organisateurs de free parties

La pénalisation des free parties est l’une des composantes du projet de loi Ripost, adopté par le Sénat au début du mois de mai avant d’être débattu à l’Assemblée nationale. Celui-ci prévoit notamment une peine de deux ans de prison et 30 000 € d’amende pour les organisateurs de ces fêtes. Les « teufeurs », eux, risquent jusqu’à six mois de prison et 7 500 € d’amende. Si la loi était abrogée, le seuil de déclaration obligatoire en préfecture sera abaissé à 250 participants, contre 500 aujourd’hui.

Le projet de loi Ripost s’attaque également aux dangers liés à l’usage détourné du protoxyde d’azote. Plusieurs délits ont été créés, notamment à l’encontre des consommateurs qui encourront un an de prison et 3 750 euros d’amende. Les rodéos urbains sont aussi dans le viseur des élus, tout comme les consommateurs de stupéfiants, dont l’amende doit augmenter de 200 à 500 €.