DÉCRYPTAGE – Les journées s’allongent, les températures montent, la senteur des fleurs et les chants d’oiseaux égaient le quotidien. Attendus par beaucoup, les beaux jours causent, chez d’autres, anxiété et déprime. Les clés pour gérer ces états d’âme passagers.
« Dès les premières chaleurs, je suis gênée pour respirer. Alors je me retrouve souvent enfermée chez moi, seule, stores baissés, témoigne Michelyne, 84 ans. Pendant ce temps, les autres se rassemblent pour partager de bons moments, se promener, ou même juste boire un café en terrasse. » Désormais citadine après avoir longtemps vécu à la campagne, la retraitée se sent alors très isolée. Un sentiment d’autant plus prégnant que le retour des beaux jours annonce la période estivale, qui verra les activités collectives qui agrémentent ses semaines le reste de l’année suspendues le temps des vacances scolaires.
À l’exemple de Michelyne, certaines personnes perçoivent davantage le printemps comme un cap difficile à passer que comme une joyeuse phase de renouveau. Un état d’âme le plus souvent ponctuel, mais qui peut aussi s’avérer plus grave. Une étude conjointe du GHU-APHP (Groupe hospitalo-universitaire de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris), de Santé publique France et de Météo-France…
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