Le nouvel entraîneur de Lattes-Montpellier, David Gautier, a dévoilé ses ambitions pour la saison à venir. L’entraîneur adjoint de l’équipe de France féminine vise un trophée national au sein d’un club stabilisé dans le top 5.

Vous sortez d’une saison éprouvante avec Roche Vendée, avec des problèmes financiers et une relégation…

Elle a été éprouvante, mais j’en tire quand même plus de positif que de négatif. Sur le projet personnel, elle a été très positive. Sur les objectifs collectifs et la structuration du club, elle ne l’a pas été.

Pourquoi avoir postulé au BLMA ? Qu’est-ce qui a vous a plu dans le projet ?

Le club s’est restructuré, a réussi à se stabiliser financièrement et maintenant a envie de passer une étape en plus, c’est-à-dire de gagner un trophée. Moi aussi j’ai envie de gagner. Le BLMA, ça fait plusieurs temps qu’ils rêvent de faire une finale, il y a beaucoup d’équipes qui ont gagné ces dernières saisons en Ligue féminine, à quand le tour du BLMA ? Le challenge est plutôt excitant.

Vous classez le BLMA parmi les outsiders ?

On est dans le top 5 des clubs de Ligue féminine. Il y a un ou deux clubs qui ont une stature un peu au-dessus de nous. Oui, outsider, c’est bien.

Vous avez discuté avec Demory avant de prendre sa suite ?

Non, je n’ai pas discuté avant, mais tout simplement parce qu’à chaque fois qu’on se croise, il m’a toujours parlé du club. Il y a deux ans déjà, il m’avait appelé, il m’avait expliqué tout le contexte. À chaque fois qu’on s’échangeait, je connaissais son point de vue sur le BLMA.

C’est une pression supplémentaire de passer après lui ?

C’est le poste qui veut ça, il y a déjà l’exigence que je me mets à moi-même. Par contre, c’est un plaisir et c’est une belle chance de pouvoir succéder à un personnage qui est un grand monsieur du basket.

« Intensité, partage, respect »

Vous arrivez avec des envies de jeu ?

Ma philosophie est souvent d’essayer de s’adapter à l’équipe qu’on a. Mais j’aime avoir un jeu toujours où il y a de l’intensité, du partage et du respect. Le plus important reste l’épanouissement des joueuses parce que pour donner le meilleur d’elles-mêmes, il faut être bien dans sa tête. Il y a tout un travail que j’aime mettre en place dans mes équipes, dans ce bien-être aussi de la joueuse, pour s’adapter aussi tout simplement à ce qui est devenu notre société.

Un mot sur les trois recrues de l’intersaison…

Pour avoir une bonne équipe, il faut aussi avoir des valeurs humaines. Sarah Chevaugeon rentre dans ce cadre-là. J’ai toujours apprécié son profil et son jeu, elle ramène de l’expérience, de l’adresse à trois points, qui est primordiale aussi dans le basket d’aujourd’hui.

Du côté de Laura Zolper, l’Allemande va faire sa première saison dans un gros championnat. C’est le grand saut vers un championnat très compétitif. Elle va nous amener de l’adresse et de lui faire découvrir et qu’elle s’adapte le plus rapidement possible.

Enfin Oumou Diarisso s’inscrit dans un projet de formation et de développement comme cela a été fait pour Nell. Elle vient former une doublette avec Christelle Diallo au poste de pivot. Elle apporte de la mobilité et de la projection rapide. Elle a déjà deux ans d’expérience en ligne féminine.

Vous arrivez également avec vos deux adjoints : Valentin Garreau et Ana Suarez…

Ana connaît le club, ça nous apporte aussi au quotidien dans les échanges. Son ressenti de joueuse est encore très présent parce que ça va être sa première expérience. Valentin, je peux avoir confiance en lui, notamment quand je pars en équipe de France. Il est en capacité d’entraîner pour reproduire ce que j’ai envie que l’équipe fasse.