« L’université est le seul lieu qui unit, dans une même mission, la production des connaissances et leur transmission. La recherche, l’innovation et la formation ne sont pas des activités parallèles — elles sont indissociables », déclarait le président de l’Université Grenoble Alpes, Yassine Lakhnech après le partenariat tissé avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Mercredi 27 mai, l’université et les instances régionales se sont engagées à l’ouverture d’une quinzaine de cursus de master en ingénierie.
Au programme, il est question d’intelligence artificielle appliquée à la santé, au sport ou aux données ; de bio-ingénierie et d’ingénierie du vivant (cursus qui ouvriront à la rentrée 2026) ; de microélectronique ; de génie électrique pour la transition énergétique ; de cybersécurité ; de génie civil, de nucléaire ou encore de parcours de juriste-ingénieur en intelligence artificielle et en cybersécurité qui accueilleront leurs premiers étudiants à la rentrée 2027.
Formation en Isère : conserver les talents et rester la première région industrielle de France
L’ensemble de ces cursus intègre notamment le « Plan région des ingénieurs et des techniciens« , lancé il y a quatre ans jusqu’en 2028 et dont l’objectif est de mobiliser 140 millions d’euros pour former davantage de profils sur le territoire.
© Université Grenoble Alpes – Le plan régional ambitionne d’augmenter de 25,8 % le nombre de diplômés d’ingénieurs et de techniciens.
« Pour accompagner les mutations dans nos filières stratégiques, nous devons former davantage de professionnels qualifiés et désireux de s’investir auprès des entreprises qui innovent dans ces secteurs clés. Nous voulons attirer et conserver les talents pour rester la première région industrielle de France et un poumon économique pour notre pays », annonçait aux côtés du président de l’université, Catherine Staron, vice-présidente déléguée aux lycées, à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation de la Région Aura.
La Région vise 700 diplômés supplémentaires chaque année
L’objectif régional est d’augmenter d’ici 2031, de 25,8 % le nombre d’ingénieurs et de techniciens diplômés chaque année. Cela représente près de 700 diplômés supplémentaires par an.
« Nos étudiants ne sont pas seulement formés aux savoirs d’aujourd’hui ; ils sont formés par les chercheurs qui construisent les savoirs de demain. C’est cette singularité que nous défendons, et c’est cette singularité que la Région a choisi de soutenir », ajoutait Yassine Lakhnech, lors des discours officiels mercredi 27 mai.
Dans les grandes lignes, le partenariat tissé entre la Région et l’UGA ambitionne de développer l’apprentissage et la formation continue, de favoriser l’ouverture sociale et l’orientation vers les filières scientifiques, de renforcer les liens entre université et monde socio-économique, mais aussi l’attractivité des formations scientifiques et technologiques, et enfin d’augmenter les capacités d’accueil dans les secteurs en forte tension.
Dans ce cadre, la région a octroyé 2,3 millions d’euros de subventions. Cette signature intervient près de trois mois après la signature passée entre l’Institut polytechnique de Grenoble – UGA, qui avait permis d’octroyer une subvention d’1,5 million d’euros dans cette même optique.