RÉCIT – La compagnie minière canadienne Sherritt est désormais contrôlée par un proche du président américain.

« C’est de la piraterie. Une honte. Un véritable scandale », confie ce diplomate qui ne sait plus quels superlatifs utiliser pour qualifier les actions de prédation du gouvernement américain sur des entreprises étrangères solidement établies à Cuba. Alors qu’une intervention militaire américaine se profile à La Havane, les États-Unis ont fait main basse sur les activités cubaines de l’entreprise canadienne Sherritt International Corporation. Le géant de Toronto exploitait du nickel et du cobalt dans la mine de Moa, près d’Holguin, dans l’est du pays, depuis plus de trois décennies, via Moa Nickel SA, une coentreprise avec le conglomérat militaire cubain GAESA.

Faute de pétrole pour y poursuivre ses opérations à cause du blocus énergétique des États-Unis, les dirigeants de Sherritt ont préféré mettre sur pause l’exploitation de leur mine à la mi-février. Quelques semaines plus tard, Donald Trump a accentué la pression sur la compagnie minière avec le décret présidentiel 14.404 du 1er

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Le Figaro

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