Une nouvelle ère. Lentement mais sûrement, l’OM prend forme. Après la première pierre déposée courant avril par Frank McCourt, celle du président Stéphane Richard, puis le successeur de Medhi Benatia officialisé la semaine passée, à savoir le directeur sportif Grégory Lorenzi, l’institution olympienne a, sauf retournement de situation, mis la main sur un entraîneur flambant neuf.

Priorité du tandem Richard-Lorenzi, qui a quand même sondé d’autres techniciens comme le très onéreux Sergio Conceicao, Bruno Genesio (59 ans) devrait, comme révélé par Footmercato et RMC, s’engager à l’OM. Une révélation confirmée par plusieurs sources proches du club, tandis que l’on préfère s’abstenir de commentaires sur les hauteurs de La Commanderie et dans l’entourage du propriétaire américain.

Flou autour du futur staff

Libre depuis son départ du Losc, qu’il a hissé sur le podium et donc qualifié directement pour la prochaine Ligue des champions, le Lyonnais devrait signer un contrat de deux ans en Provence, assorti d’une saison supplémentaire en option. Il demeure, néanmoins, quelques détails à régler avant que la nouvelle ne soit entérinée.

Le premier écueil se nomme Habib Beye, encore lié à l’Olympique de Marseille jusqu’en juin 2027, en vertu du bail signé en février. Loin d’être le premier responsable de l’échec olympien, inéluctable peu importe l’identité du pompier de service, diront certains, l’ancien capitaine n’a pas vraiment mérité de rempiler dans son club de cœur. Dès lors que Grégory Lorenzi fut pressenti pour remplacer Medhi Benatia à la tête du sportif, la page Beye semblait tournée. Reste désormais à trouver un terrain d’entente pour résilier son contrat. Autour de la maison ciel et blanc, l’on imagine une issue positive dans les prochains jours.

Autre sujet à éclaircir, les contours du staff qui accompagnera Bruno Genesio en Provence. La situation financière de l’OM, critique sans surprise, empêcherait pour l’instant, selon certaines sources, d’y voir plus clair sur le nombre d’adjoints que l’ancien Martégal (1995-96) emmènera dans ses valises. Ses hommes de confiance, Dimitri Farbos et Jérémie Bréchet, qui l’ont déjà accompagné dans son aventure lilloise, sont pressentis. Quid, également, du futur entraîneur des gardiens, alors qu’Alexandre Salvat, apprécié par les portiers en place, a pris seul le relais au départ de la troupe de Roberto De Zerbi. Dans le nord de la France, la mission incombait à l’ex-Marseillais (2010-12) et mentor de Steve Mandanda, Nicolas Dehon, qui mène depuis sa carrière sans numéro 1 attitré et aurait reçu une offre de prolongation du Losc.

« Le Vélodrome ? Un stade que j’adore »

En somme rien d’insurmontable, au moment d’imaginer l’union entre la volcanique Marseille et le placide Genesio, un coach qui a réussi partout où il est passé en France (Lyon 2015-19, Rennes 2021-23, Lille 2024-26), sans compter ses (très) beaux coups et parcours en coupes d’Europe. Réputé pour son sens du management, le Lyonnais, qui pourrait retrouver de vieilles connaissances en Provence si elles ne mettent pas les voiles cet été (Aguerd, Gouiri), a déjà la cote auprès d’une partie du vestiaire marseillais, satisfait qu’il soit l’heureux élu.

En cette période de vaches maigres au pied de la Bonne Mère, où de jeunes internationaux poussent (Antoine Valero, Milan Leccese, Bradley Levy), les décideurs olympiens apprécient tout particulièrement les talents de formateur de l’homme passé par la « fameuse » académie OL, qui n’hésite jamais à plonger un (bon) jeune dans le grand bain.

De son côté, actuellement en vacances à Saint-Tropez, l’intéressé s’imagine sans doute déjà au Vel’, cette arène qui ne l’a jamais laissé insensible. « C’est un stade que j’adore, et une ambiance extraordinaire », « Il y a une ambiance Champions League, avec un public de Champions League », lançait-il régulièrement avant de se rendre au boulevard Michelet. Il pourra bientôt pleinement en profiter. Ce n’est plus qu’une question de temps… et quelques détails.