Samedi 30 mai 2026, quatre amis se sont lancé un défi sportif un peu fou : relier Sèvremoine (Maine-et-Loire) à Paris à vélo… en une seule journée !

Ce sont 400 km à parcourir en moins de 24 heures. Au-delà de la performance sportive, ce projet représente surtout une aventure humaine entre amis : plusieurs mois de préparation, beaucoup d’entraînements, de doutes, mais surtout l’envie de se dépasser ensemble et de vivre une expérience dont nous nous souviendrons longtemps, expliquent Mathis Pouvreau, Quentin Ménard, Cyprien Pillet et Robin Dupont.

Tous passionnés par le mythique Tour de France, ils rêvaient de réaliser quelque chose de spectaculaire, avec une belle photo au pied d’un monument de Paris. Plusieurs membres de ma famille ont eux aussi réalisé ce défi il y a plusieurs années. Nous aimons nous challenger autour d’une passion commune cultivée depuis notre enfance, où nous suivions la caravane du Tour de France avec notre grand-père, raconte Quentin Ménard.

« Il ne faut pas craquer »

Ils étaient trois sur un vélo, aidés de Thibaut de Neuville et Robin Dupont pour gérer les ravitaillements. En selle dès 4 h pour rallier La Flèche (Sarthe), sous un soleil déjà bien présent. Chacun prenait tour à tour son relais, et c’était la première fois que je roulais ainsi, poursuit Cyprien Pillet. À 13 h et déjà 280 km dans les mollets, déjeuner à l’ombre de l’église de Coudray-au-Perche (Eure-et-Loir), pour se protéger d’un soleil brûlant et plus de 33 degrés !

C’est dans ce département que les premiers signes de fatigue commencent, après les bosses : C’est vraiment fatigant mentalement ; il ne faut pas craquer et penser à notre objectif final. C’est très étrange comme sensation. Notre humeur ne fait que changer, c’est une véritable bataille intérieure. Une crevaison à l’arrivée de la dernière étape est vite réparée, et permet d’entrer dans la capitale à 22 h.

Un jour de victoire européenne !

Pas de photo possible devant la Tour Eiffel ou sur les Champs-Élysées, pris d’assaut par les Parisiens après la victoire du PSG. Le groupe prend la direction de Notre-Dame de Paris ; Cyprien Pillet, menuisier aux Ateliers Perrault, à Mauges-sur-Loire, souligne que certains de mes collègues ont participé à sa restauration après l’incendie. Ce serait une jolie photo, remplie de sens.

Et puis, c’était magnifique d’arriver dans une telle ambiance : Tellement galvanisant ! Cela nous a rappelé l’ambiance du Tour de France…