
À la rentrée 2027, l’École européenne quittera Courbevoie pour s’installer à Paris sur un site encore inconnu. Un transfert acté par un arbitrage gouvernemental, fraîchement accueilli à la mairie de Courbevoie qui vient d’en être informée par la direction académique des Hauts-de-Seine.
Ouverte en septembre 2019 pour accueillir notamment les enfants de fonctionnaires d’agences européennes ayant quitté Londres pour rejoindre Paris dans le contexte du Brexit, cette école est hébergée dans les locaux de deux établissements de la commune, en attendant la construction de ses propres murs. Mais « faute d’un plan de financement permettant de réaliser le projet initial, celui-ci avait dû être repensé », rappelle la commune.
Une solution alternative, avancée par la Région, proposait de pérenniser l’installation des classes de collège et de lycée de l’École européenne au sein du lycée Lucie Aubrac et de maintenir les classes du primaire sur le site de l’école Caron. Or « cette solution, qui contrevenait au cahier des charges du projet imposé par l’Union européenne, consistant à réunir l’ensemble des niveaux sur un site unique, n’a pas été acceptée ». Et les efforts de médiation engagés par la Ville de Courbevoie « pour tenter de rapprocher les parties » n’ont pas permis de trouver une solution à même de pérenniser la présence de cette école sur son territoire.
« Une perte » pour la ville
« Je regrette et déplore l’arbitrage rendu par le Premier ministre, sans même en avoir été préalablement informé », s’agace le maire (LR) Jacques Kossowski qui s’était « personnellement investi » pour que l’École européenne s’implante dans sa commune, à proximité immédiate du quartier d’affaires de La Défense où évoluent de nombreux cadres étrangers. La décision de transférer l’École européenne à Paris est « une perte pour nous », peste l’élu. D’autant que les Courbevoisiens représentent environ la moitié des élèves de cette école.
Le maire promet ainsi d’être « très vigilant à ce que tous les jeunes Courbevoisiens qui y suivaient leur scolarité soient accueillis dans les meilleures conditions dès la rentrée 2027 ». La Ville annonce qu’elle veillera à ce qu’une solution soit trouvée pour les élèves inscrits en section anglophone, « afin qu’ils puissent poursuivre, d’une manière ou d’une autre, un cursus en langue anglaise ». Les jeunes Courbevoisiens de la section francophone seront, quant à eux, accueillis dans les écoles primaires de la ville. S’agissant des élèves du secondaire (collège et lycée), la Ville demande à l’Éducation nationale de « s’assurer qu’ils puissent poursuivre leur scolarité dans les établissements courbevoisiens ».
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