Comme révélé par « La Provence » le mercredi 3 juin, Erwan Davoux n’échappera pas à un procès devant le tribunal correctionnel de Marseille pour des violences répétées sur son épouse. « À  l’issue de la garde à vue, le mis en cause a été déféré hier (mercredi) en fin de journée en vue de la remise par le parquet d’une convocation par procès-verbal à l’audience du 9 septembre 2026 », nous a confirmé ce jeudi le parquet de Marseille. Le vice-procureur précise que les infractions retenues contre l’homme de 54 ans sont particulièrement graves et de différentes natures : « Violences habituelles par conjoint ayant entraîné une interruption de travail temporaire inférieure à 8 jours », « violences par conjoint en présence de mineur ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours », ainsi que « menaces de mort par conjoint ».

Interdiction de rentrer en contact avec la victime

Placé sous contrôle judiciaire à l’issue de sa garde à vue, l’ancien candidat à la mairie de Marseille, en binôme avec Nora Preziosi (1,85% des suffrages), s’est vu imposer, en attendant l’audience, une interdiction d’entrer en contact avec la victime doublée d’une interdiction de port d’arme.

Dans une plainte déposée il y a plusieurs mois, sa femme âgée de 37 ans dénonçait notamment des coups répétés et des intimidations laissant entendre qu’elle ne reverrait plus ses enfants. Une altercation se serait déroulée devant de nombreux témoins devant une école marseillaise.

Ancien directeur des affaires internationales au Département, non reconduit à son poste, Erwan Davoux avait acquis une certaine notoriété médiatique pour avoir été l’auteur de plusieurs « révélations » sur le « système Vassal » qui avaient conduit le parquet de Marseille à ouvrir une enquête préliminaire pour des faits présumés de corruption passive, trafic d’influence et détournements de fonds publics.

En écho, l’ex-présidente (DVD) de la Métropole, également candidate malheureuse à l’Hôtel de Ville, avait déposé plainte contre lui pour diffamation. Deux dossiers qui n’ont pas été purgés par la justice à cette heure.