Une page va se tourner dans les cantines. La fin d’une époque que des impératifs sanitaires et environnementaux rendent absolument nécessaire. Ce jeudi 4 juin 2026 les députés – sans le soutien du Rassemblement national et de ses alliés ciottistes – ont validé, par 72 voix contre 17, un texte de loi visant à bannir la vaisselle plastique de la restauration collective accueillant du jeune public : crèches, écoles, facultés, services hospitaliers de pédiatrie, d’obstétrique, de maternité…
« Conséquences négatives sur la santé »
Les scientifiques ont clairement mis en évidence que les additifs chimiques entrant dans la fabrication du plastique peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé humaine, en particulier quand ils se comportent en perturbateurs endocriniens, en migrant dans les aliments »,note Graziella Melchior, élue Renaissance du Finistère et rapporteure de la proposition de loi. Au cours du débat, la gauche a déposé plusieurs amendements, en vue d’étendre cette interdiction aux ustensiles de cuisine en plastique. Sans succès.
« Tout sécuriser »
Ce n’est pas la première fois que le Parlement se penche sur l’interdiction du plastique dans la restauration pour enfants, adolescents, jeunes adultes. Mais de précédents textes ont souffert d’imprécisions et fragilités juridiques, alors que la mesure était censée s’appliquer depuis le 1er janvier dernier. Ils ont fini par être attaqués par les industriels. Cette proposition de loi vise à tout sécuriser, afin que les gobelets, assiettes, récipients et couverts en plastique soient définitivement interdits.
Sénat et Union européenne
Ce texte va, désormais, prendre le chemin du Sénat, tout en passant également par la « case Bruxelles » afin de vérifier sa conformité avec le droit européen. À noter que 62 % des cantines scolaires ont déjà pris les devants dans le pays, en bannissant le plastique. Au nom de la santé des enfants.