L’ex-promesse du tennis français, qui a récemment repris sa carrière après une pause de quatre ans, investit de plus en plus la sphère mode.

Une trajectoire singulière dans le paysage du tennis. À la croisée du sport de haut niveau et de l’industrie de la mode, Alizé Lim, ancien espoir tricolore, révélée notamment lors de son affrontement face à Serena Williams au premier tour de Roland-Garros en 2013, n’a jamais totalement quitté les courts. Mais elle a su, au fil des années, en redéfinir les contours.

Née à Paris le 13 juillet 1990, d’un père vietnamien et d’une mère française, Alizé Lim a fait ses premiers pas dans le tennis dès son enfance, tout en poursuivant ses études avec succès. Elle obtient un baccalauréat scientifique, puis s’inscrit à la Sorbonne où elle décroche une licence d’anglais avant de se lancer pleinement dans le tennis professionnel. En 2014, alors âgée de 24 ans, elle est classée 135e mondiale, ce qui sera le meilleur classement de sa carrière. Pourtant, malgré un brillant avenir tout tracé (ou presque) dans le sport, la jeune femme disparaît petit à petit des courts dès 2020 suite à de multiples blessures, et expliquera plus tard que le contexte économique avait son importance. «Je dois l’admettre aussi, dépenser tout l’argent que je gagnais hors du terrain pour pouvoir pratiquer ma passion et me sentir fauchée à 30 ans commençait à m’énerver un peu ! Je n’ai jamais annoncé que je prenais ma retraite parce que cela ne me semblait pas bien», affirme-t-elle dans les colonnes de Sports et de poursuivre : «Si on veut jouer, il faut s’y consacrer à plein temps. C’est trop exigeant […] j’étais heureuse de faire d’autres projets et ça s’est finalement bien passé, de vivre l’instant présent.»


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Un virage mode et télévision

Parallèlement, l’ex-petite amie de Tony Parker, avec qui elle est restée trois ans (de 2021 à 2024) s’est imposée comme une figure identifiable dans les sphères fashion et médiatique. Égérie de plusieurs marques, elle a récemment prêté son visage à une campagne IKKS, dans laquelle elle incarne une féminité libre, énergique et naturellement élégante. Régulièrement présente à la Fashion Week, notamment pour assister aux défilés de Stella McCartney, elle a également posé pour différents shootings.

Alizé Lim pour la dernière campagne IKKS.
IKKS

Aussi, sa collaboration avec France Télévisions lors de la couverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina confirme son évolution vers d’autres horizons. Son activité se déploie également à l’international, puisqu’elle anime une émission pour Tennis Channel aux États-Unis, consolidant une visibilité qui dépasse le cadre hexagonal. Et c’est dans un autre registre encore qu’elle poursuit cette diversification. Elle était à Saint-Tropez il y a quelques semaines, pour participer au tournage de la série à succès The White Lotus, y tenant un rôle secondaire. La sportive semble ainsi en phase avec une génération d’athlètes devenues personnalités globales. Sur le plan personnel, sa séparation avec Tony Parker en 2021 a également marqué une étape, refermant un chapitre très exposé de sa vie médiatique.

Ce cheminement n’a toutefois pas été exempt d’épreuves. Après une parenthèse de quatre ans, elle opère en 2024 un retour discret mais déterminé à la compétition. À 35 ans, loin de la pression du circuit principal et des projecteurs de la Porte d’Auteuil, elle continue de jouer, animée par une fidélité intacte au jeu, plus que par la quête de classement. Contrainte de subir une intervention chirurgicale au genou au début du mois d’avril 2026, elle confiait : «Je me suis tellement habituée à être blessée au fil des années de tennis que je n’arrive plus à savoir ce que je ressens». Sur sa page Instagram, elle partage sa convalescence : «Ça me fend le cœur de ne plus pouvoir faire ce qui m’a rendu la plus heureuse ces derniers temps». Mais aussi ses étapes de rééducation et assure préparer une nouvelle reprise sur les courts dans les mois à venir.