Résumé en 20 secondes
En savoir plus sur ce type de contenu
Ce résumé peut avoir été écrit avec l’assistance d’une IA générative. En savoir plus
Abonnez-vous pour accéder au résumé en 20 secondes.
Ce jeudi, pour le cinquième jour consécutif, la foule a afflué devant le bâtiment abritant les bureaux du premier ministre albanais, Edi Rama, dans le centre de Tirana. Combien étaient-ils? Des milliers, plus nombreux encore que la veille, rapporte le quotidien albanais Panorama. A tel point que la place «débordait» de participants. Sous le slogan «l’Albanie n’est pas à vendre!», les manifestants ont demandé l’arrêt d’un immense projet hôtelier de luxe prévu sur l’île inhabitée de Sazan et sur une portion protégée de la côte albanaise. Un développement spectaculaire à 4 milliards de dollars lié à Ivanka Trump et son mari Jared Kushner, via la société d’investissement de ce dernier, Affinity Partners, mais aussi à des fonds qataris.
Depuis que le projet a été dévoilé il y a deux ans, les défenseurs de l’environnement n’ont cessé de dénoncer les dommages irréversibles qu’il provoquerait dans zone préservée comptant parmi les plus importantes de la Méditerranée, faite de dunes et de lagunes, où nichent notamment des flamants roses – un volatile devenu le symbole de la contestation. Mais la révolte, qui épingle aussi le manque de transparence du processus, a pris une ampleur nationale dimanche après la publication de vidéos montrant que les bulldozers ont commencé à s’activer dans la zone. Ici une clôture surmontée de barbelés, là des pins rasés pour faire place à une route d’accès, énumère le Guardian. Le tout sous la protection d’une société de sécurité privée.