Ce n’est pas une prise de parole passée inaperçue. Ces derniers jours, Faustine Bollaert s’est retrouvée au cœur de l’actualité après avoir publiquement exprimé son émotion face au drame de la disparition de Lyannah, une fillette de 11 ans disparue dans le Gers.
Après la découverte d’un corps d’enfant portant des vêtements similaires à ceux de la jeune fille, l’animatrice de Ça commence aujourd’hui a partagé un message bouleversant sur ses réseaux sociaux. « Petite poupée, personne n’oubliera ton sourire », a-t-elle écrit, en s’adressant indirectement à la famille endeuillée.
Cette réaction n’a surpris personne. Depuis des années, Faustine Bollaert cultive une image de proximité et de sensibilité. À l’antenne comme en dehors, elle s’impose comme une personnalité empathique, capable d’écouter les récits les plus douloureux. Une posture qui explique en partie sa popularité. Pourtant, avant de devenir l’un des visages les plus puissants de France Télévisions, son parcours a commencé bien loin des studios prestigieux.
Bien avant le succès, un simple « argent de poche » à la télévision
Aujourd’hui, Faustine Bollaert règne sur les après-midis de France 2 avec Ça commence aujourd’hui, anime La Boîte à secrets sur France 3 et multiplie les projets radio ou éditoriaux. Mais dans les années 1990, ses premiers pas devant une caméra étaient bien plus modestes.
Invitée de Quotidien en septembre 2025, l’animatrice avait accepté de replonger dans ses souvenirs avec amusement. Yann Barthès avait alors diffusé des images de sa toute première apparition télévisée. À l’époque, la future star n’était encore qu’une adolescente figurante dans la sitcom culte Premiers Baisers, produite par AB Productions.
Une expérience qu’elle refuse toutefois de présenter comme un vrai lancement de carrière. « Ça ne commence pas avec ça, c’était mon argent de poche quand j’étais petite », avait-elle immédiatement rectifié, sourire aux lèvres. Loin des projecteurs, Faustine Bollaert apparaissait alors quelques secondes à l’écran, dans un café fréquenté par les héros de la série.
Avec beaucoup d’autodérision, elle racontait même avoir pris cette mission très au sérieux. « C’était mon plus grand rôle ! J’ai tout donné, franchement », plaisantait-elle sur le plateau. Et parfois, le cachet augmentait un peu. « De temps en temps, je devais même avoir une réplique (…) et là, j’étais payée un peu plus », s’était-elle amusée à raconter.
Ces débuts modestes disent aussi quelque chose de son rapport au travail. Très jeune, Faustine Bollaert découvre les coulisses de la télévision et comprend déjà qu’il faut avancer pas à pas.
Une carrière bâtie avec patience avant le statut de star
Car le succès n’est pas arrivé du jour au lendemain. Après des études de journalisme, Faustine Bollaert débute dans la presse écrite, notamment chez Télé 7 jours. Puis viennent les premiers plateaux télé. Elle apparaît sur France 3, devient chroniqueuse, travaille à la radio sur Europe 1, avant d’être repérée par Michel Drucker dans Vivement dimanche prochain en 2005.
Sa carrière prend ensuite une autre dimension sur M6. Entre 2010 et 2017, elle enchaîne les émissions populaires : Accès Privé, 100% Mag, Rising Star ou encore Le Meilleur Pâtissier. Une exposition massive qui fait d’elle un visage familier du petit écran.
Pourtant, c’est en revenant au service public qu’elle trouve véritablement sa place. En 2017, elle récupère les commandes de Ça commence aujourd’hui. Le programme devient rapidement un rendez-vous fort des après-midis de France 2. Grâce à son écoute et sa capacité à mettre les invités en confiance, elle s’impose durablement dans le paysage audiovisuel.
Depuis, Faustine Bollaert a aussi multiplié les projets : La Boîte à secrets, des podcasts, la radio sur RTL, mais aussi plusieurs publications éditoriales. Une diversification qui accompagne sa montée en puissance.
Un salaire désormais à six chiffres
Cette réussite a forcément des conséquences financières. Selon plusieurs estimations relayées ces derniers mois, Faustine Bollaert percevrait aujourd’hui un revenu annuel avoisinant les 700 000 euros brut, en additionnant télévision, radio, projets éditoriaux et collaborations diverses.
Concernant France Télévisions, certains médias avancent une rémunération estimée autour de 300 000 euros brut par an, soit environ 25 000 euros mensuels, uniquement pour ses activités sur le groupe public. À cela s’ajouteraient ses activités sur RTL, ses podcasts, conférences et autres projets professionnels.
Un contraste saisissant avec l’époque où elle gagnait un peu d’« argent de poche » grâce à de la figuration. Mais l’intéressée rappelle régulièrement qu’elle ne considère pas sa trajectoire comme un acquis. En 2024 puis 2025, élue animatrice préférée des Français, elle confiait vivre cette reconnaissance comme un lien affectif avec le public.
« J’ai un vrai engagement émotionnel avec les gens », expliquait-elle récemment. Une proximité qui, visiblement, ne s’est jamais perdue depuis ses premiers pas anonymes dans une cafétéria de sitcom.
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