© S.Azemard - Le fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, était à Marseille ce 5 juin.

© S.Azemard – Le fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, était à Marseille ce 5 juin.

A la librairie des Arcenaulx à Marseille il y a foule en ce vendredi 5 juin. La salle du fond est comble, environ une cinquantaine de personnes attendent patiemment le fondateur de Place publique et eurodéputé, Raphaël Glucksmann.

Venu pour dédicacer son livre « Nous avons encore envie – pour un sursaut patriotique », il en a profité pour partager sa vision de la France pour l’élection présidentielle de 2027.

Raphaël Glucksmann n’est pas encore candidat… mais presque pour la présidentielle de 2027

Il se laisse trois mois, martèle-t-il à qui veut bien l’entendre. Trois mois, pour décider s’il se présente ou non comme candidat à l’élection présidentielle.

Sur cette période, il compte sillonner le pays pour « proposer un nouveau contrat patriotique » et « réunir ma famille politique ». Après Tours, c’est à Marseille qu’il fait escale.

Même s’il ne souhaite pas « être un candidat de plus » nous dit-il, Raphaël Glucksmann rappelle son score lors des élections européennes de 2024, avec ses alliés du Parti socialiste. « Je suis le garant de cet espoir », souligne-t-il.

La recette du succès pour l’eurodéputé : « Un cap clair, une ligne sans compromission » !

« La France a besoin de forces de gauche républicaine et elles doivent prendre les manettes. Nous serons la grande et belle surprise démocratique en mai 2027 », clame-t-il.

Raphaël Glucksmann, fédérateur de la gauche française pour 2027 ?

Ce « Nous » avancé par Raphaël Glucksmann comprend Place publique, « les partenaires du Parti socialiste, les écologistes, les humanistes et les démocrates », liste-t-il.

Malgré cette large palette à gauche, l’eurodéputé refuse la primaire qu’il considère « comme une machine à perdre ». Il préfère « parler aux Français ». Ensuite, il faudra « s’asseoir autour d’une table et désigner la personnalité la mieux placée et se mettre d’accord sur les combats à mener ». Sera-t-il cette personnalité : réponse dans trois mois.

© S.A – Le député PS des Bouches-du-Rhône, Laurent Lhardit (à gauche), était présent à Marseille aux côtés de Raphaël Glucksmann.  L’exemple marseillais comme modèle pour la présidentielle

« La victoire marseillaise montre un chemin, et s’est faite dans l’honneur », explique-t-il. Le maire de Marseille, Benoît Payan, remporte les élections municipales grâce à une union large de la gauche sans La France insoumise.

D’ailleurs, La déléguée nationale de Place publique et co-référente Paca, Pascaline Lécorché, est depuis les élections municipales de mars 2026, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’éducation, au soutien scolaire et aux activités périscolaires, mais aussi vice-présidente à la Métropole Aix-Marseille Provence déléguée à l’enseignement supérieur, à la formation professionnelle, à la recherche et aux fonds européens.

« Cette méthode est un bon exemple », conclut-il. La présence du député des Bouches-du-Rhône (PS), Laurent Lhardit, semble confirmer cette volonté de rassembler.