La culture s’avère centrale dans toute forme de lutte. Avec le troisième festival Palestine, samedi 6 juin, à Nantes, cette démarche se mêle à une volonté de faire perdurer des traditions. Une programmation militante et festive se déploiera toute la journée, à Stereolux. Tous les bénéfices vont être reversés à Résilience Gaza, qui aide des familles réfugiées », précise Mona, d’Urgence Palestine.
Le festival débutera, dès midi, par un atelier de dabkeh, une danse traditionnelle palestinienne, et un atelier tatreez, art de la broderie traditionnelle. La projection du documentaire « Résister pour exister », qui revient sur la tentative de dissolution d’Urgence Palestine par le gouvernement, sera suivie d’un débat avec le réalisateur, Yacine Helali (14 h 30). Un marché de créateurs et un village militant seront mis en avant tout le long de la journée.
La soirée, sur réservation, débutera avec la représentation du groupe de danse Kofiyetna, suivie d’un concert d’Isam Elias. La DJ nantaise Mouna partagera ensuite la scène avec DJ Waseem, pour poursuivre dans une ambiance dansante à travers des sonorités raï, funk brésilien, hip-hop et electro.
Cette programmation s’inscrit dans une démarche militante. Comme il est difficile de programmer des artistes palestiniens, ça permet de leur donner une vraie scène dans des conditions pros, développe Mona. Et ça trace un parallèle entre la difficulté de la culture palestinienne, qui est invisibilisée, dénigrée, et ce que vivent Stereolux et tous les lieux de Nantes, avec des coupes budgétaires.
Samedi 6 juin, de 12 h à 18 h 30, prix libre, à partir de 19 h 30, entrée sur réservation (à partir de 10 €), à Stereolux, 4, boulevard Léon-Bureau, à Nantes, bus 5, arrêt Prairie-au-Duc, www.festivalpalestine-nantes.org.