A Marseille, le parc naturel des Calanques traîne un lourd passé industriel : 29 hectares et 77 sites ont été durablement pollués au XIXᵉ siècle. MARTINA CRISTOFANI/SIPA
Pour aller plus loin
En cette chaude journée de la fin du mois de mai, la calanque marseillaise de Samena a tout d’une carte postale. Dans la petite anse, sous la roche calcaire, quelques baigneurs pataugent au milieu de l’eau turquoise, chapeau sur la tête. Seuls signes que des travaux ont troublé la tranquillité du littoral pendant huit mois, un grillage et un panneau jaune indiquent un « chantier en cours ». Il y a peu, des pelleteuses s’appliquaient encore à retourner la terre noircie de la calanque, fermée pour dépollution. Si la phase « décor » et renaturation reste à peaufiner, la mise en sécurité, elle, est achevée.
Derrière le cadre paradisiaque, le parc naturel des Calanques de Marseille – qui attire chaque année près de 3 millions de visiteurs – traîne un lourd passé industriel. Pendant près de deux siècles, ces criques rocheuses ont abrité jusqu’à douze usines produisant du plomb, de l’acide tartrique, de l…
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