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Alors que le Gers est plongé dans le deuil après la mort de Lyhanna, une famille du secteur de Fleurance affirme être devenue la cible d’une violente campagne de diffamation sur les réseaux sociaux. En cause : une simple homonymie avec le principal suspect de l’affaire. Entre colère, incompréhension et peur des conséquences, elle a décidé de déposer plainte.

Depuis plusieurs jours, la douleur provoquée par la disparition puis la mort tragique de la petite Lyhanna laisse place à une vague d’émotion sans précédent dans le Gers. Mais dans ce climat de sidération, une famille du secteur, domiciliée à quelques kilomètres de Fleurance où la jeune fille a disparu vendredi 29 mai, se retrouve malgré elle prise dans la tourmente.

« Nous n’avons absolument aucun lien de parenté avec cet individu »

À Sainte-Radegonde, Frédéric Barella raconte avoir vu son nom, celui de son père et de plusieurs de leurs proches circuler sur les réseaux sociaux, associés à tort au principal suspect de l’affaire. « Nous n’avons absolument aucun lien de parenté avec cet individu. Nous ne le connaissons pas. Nous n’avions même jamais entendu parler de lui avant cette affaire », martèle-t-il.

Selon lui, certains internautes ont procédé à des recoupements hasardeux à partir d’un patronyme commun. L’ancien mandat de maire de son père, Francis Barella, aujourd’hui âgé de 79 ans, ainsi que l’engagement local d’autres parents auraient alimenté les spéculations.

« Mon père a été maire et élu municipal pendant près d’un demi-siècle à Sainte-Radegonde. Toute sa vie, il a servi sa commune. Aujourd’hui, certains l’accusent quasiment d’avoir protégé cette personne ou d’avoir influencé, on ne sait comment, la justice. C’est ridicule, et extrêmement violent », confie son fils.

Des publications auraient même diffusé des éléments de l’arbre généalogique familial. « On a vu des montages, des vidéos, des commentaires. Derrière des pseudonymes, des gens racontent n’importe quoi. Ils se comportent comme un tribunal parallèle », déplore-t-il.

Vive inquiétude

Au-delà de l’atteinte à leur réputation, c’est l’impact humain qui inquiète la famille. Des proches vivant à Fleurance, Pauilhac ou Sainte-Radegonde, tous portant le même nom de famille, sont également visés, insiste encore Frédéric Barella. Leurs enfants sont d’ailleurs scolarisés dans les établissements des environs.

Plainte pour diffamation

Face à ces dérives, une plainte pour diffamation a été déposée auprès de la gendarmerie. « Il fallait que cela cesse. Nous sommes déjà tous bouleversés par ce qui est arrivé à cette petite fille et à sa famille. Mais nous ne pouvons pas accepter que notre propre famille soit salie sur la base d’accusations totalement fausses, de rumeurs et de soupçons », souffle Frédéric Barella.

Alors que l’enquête sur la mort de Lyhanna se poursuit, la famille Barella espère retrouver l’anonymat dont elle n’aurait jamais dû sortir. « Nous voulons simplement que la vérité soit rétablie : nous n’avons aucun lien avec cet homme », conclut Frédéric Barella. Une mise au point salutaire dans un climat où la viralité numérique l’emporte trop souvent sur la réalité des faits.