CHICAGO — Les matchs d’adieu doivent, en principe, faire monter l’enthousiasme, à l’intérieur comme à l’extérieur du groupe. Le scénario est simple : entrer sur la pelouse, booster le moral des troupes et ressortir prêt pour la prochaine rencontre. Mission accomplie pour l’équipe nationale masculine des États-Unis, qui a offert un moment de pur bonheur lors de son dernier match de préparation avant la Coupe du monde, tout en luttant, littéralement à un moment donné, pour en obtenir davantage.
Antonee Robinson a ouvert le score d’une magnifique volée en première période, déclenchant des célébrations « Freebird » parmi les supporters du Soldier Field. Malgré cet éclat, les États-Unis ont finalement perdu 2-1 face à l’Allemagne dans leur ultime test avant le Mondial. Si la défaite peut décevoir au vu de deux erreurs défensives évitables, le contenu reste encourageant après la victoire 3-2 face au Sénégal.
Dès l’entame, pourtant, tout indiquait que la rencontre serait difficile pour les hommes de Mauricio Pochettino. Après seulement une minute, ils offraient à l’Allemagne l’ouverture du score : Kai Havertz, sur un coup franc brillant mais évitable, battait la défense américaine. Les États-Unis ont alors subi plusieurs minutes de pression, l’Allemagne semblant boostée par ce but précoce.
Les États-Unis ont ensuite repris le contrôle du match et se sont créés plusieurs occasions. L’une d’elles a abouti à la 37^e minute, lorsque Robinson a décoché une frappe digne du « But de l’été » depuis l’entrée de la surface. Après cela, c’était au tour de l’équipe américaine de prendre l’ascendant, l’Allemagne ayant eu de la chance de rejoindre les vestiaires sur le score de 1-1.
Les Allemands ont finalement pris l’avantage décisif à la 57^e minute : Leroy Sané a enroulé sa frappe après avoir évité le tacle d’un défenseur, battant Turner pour le 2-1. Un coup dur, certes, mais pas un KO pour les Américains, qui n’ont pas vacillé pour autant.
Au final, les États-Unis ont obtenu ce qu’ils étaient venus chercher : une opposition de qualité, quelques beaux moments et aucune catastrophe majeure. Place désormais au match qui compte vraiment : le Paraguay à Los Angeles pour le coup d’envoi de leur Coupe du monde.
GOAL note les joueurs de l’équipe nationale américaine au Soldier Field…