En regardant Lionel Maulini et une photo de son fils Carl’Andria, on imagine l’homme que serait devenu ce dernier si le cancer ne l’avait emporté à l’âge de presque 11 ans. Même carrure de rugbyman, même regard espiègle et bienveillant, même sourire généreux.
On peut mesurer la douleur de ce père de famille, pompier volontaire, qui avoue n’avoir survécu à sa tragédie que grâce à son second enfant. Le 3 avril 2024, le décès du petit supporter de l’ACA, après 16 mois d’une rude et courageuse bataille contre la maladie, avait profondément ému la Corse.
Une émotion et une solidarité que Lionel Maulini souhaite aujourd’hui perpétuer et transmettre aux autres familles insulaires dont les enfants sont soignés sur le continent.
Pourquoi avoir choisi le thème de la traversée ?
Je souhaitais que notre association À tè Carlucciu se rapproche un peu de la mer, parce que la mer permet de tout oublier. Des amis pompiers, Ange Michel Maisani et Jean-Luc Casini, projetaient de traverser la Méditerranée. Je leur ai dit : OK, mais on va à Marseille, comme les enfants qui partent à La Timone, même si certains vont à Nice aussi. On fera le même voyage, mais à la nage, en se relayant durant quatre…