Le corps de la victime, lardé de deux coups de couteau, a été retrouvé vendredi soir dans un appartement de la Belle-de-Mai.
Illustration archives – PENNANT Franck
« C’est un peu compliqué… », glisse, sans plus s’étendre, un proche du dossier, quelques heures après la découverte du corps sans vie de la victime, le vendredi 5 juin 2026. Ce soir-là, vers 23h, les marins-pompiers interviennent boulevard Bonnes Grâces, dans le 3e arrondissement de Marseille, où un homme de 35 ans gît inanimé dans son appartement. C’est sa mère qui a donné l’alerte. Sans nouvelles de son fils, qu’elle avait pourtant vu le matin même, elle s’était rendue à son domicile, à la Belle-de-Mai, retrouvant le corps ensanglanté du jeune homme, mortellement blessé, manifestement par arme blanche.
Alors que les enquêteurs de la division de la criminalité territoriale (DCT) procèdent encore aux constatations d’usage sur la scène de crime, au cours de la nuit, un homme se présente à l’accueil du commissariat de Noailles et explique aux policiers un peu interloqués que, la veille, il a poignardé quelqu’un.
Les fonctionnaires font le lien avec le crime découvert dans la soirée. Le jeune homme, qui, d’après son état civil, est une femme, est alors interpellé avant d’être confié aux enquêteurs de la DCT. Non sans quelques difficultés techniques à l’heure du placement en garde à vue.
L’arme du crime retrouvée
Nonobstant un passeport pakistanais indiquant qu’il s’agit d’une femme, le suspect, qui est né en Allemagne en 2004, s’avère en effet en phase de transition, afin de devenir homme. Sur ses indications, l’arme du crime, un couteau, est retrouvé sur la voie publique par les policiers. Il s’en serait débarrassé après avoir porté deux coups à la victime. Dans le même temps, un psychiatre est appelé pour évaluer le mis en cause.
L’expertise conclut à une altération du discernement, mais pas à une abolition et la garde à vue se poursuit. Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, la victime et le suspect se seraient rencontrés seulement quelques jours plus tôt, aux abords du cours Julien. Les raisons qui conduit à la mort du trentenaire rester à préciser ce dimanche, tandis que le suspect était déféré au tribunal judiciaire de Marseille, en vue d’une probable mise en examen pour homicide volontaire.