DÉCRYPTAGE – Altice France a signé un protocole d’accord avec Orange, Bouygues Telecom et Free après une période de négociations exclusive plus longue et plus tendue que prévu. Place désormais à l’examen redouté du projet par les autorités de concurrence.

« Le sentiment d’une mission accomplie. » Au lendemain du protocole d’accord signé par Orange, Bouygues Telecom, Free et Altice France pour le rachat de SFR, ce participant aux négociations ne masque pas son soulagement. Alors que les parties étaient tombées d’accord le 17 avril sur un prix et un périmètre pour l’acquisition de l’opérateur au carré rouge, le projet d’achat à 20,35 milliards d’euros mené de concert par ses trois concurrents a bien failli capoter vendredi soir encore. « On a failli envoyer un communiqué disant qu’on arrêtait les négociations et qu’on mettait fin au deal », raconte un dirigeant du consortium. « On a toujours gardé l’espoir, mais il y a eu des hauts et des bas avec un vendeur très dur. Il fallait que ça se décide », insiste une autre source.

Un dernier frisson, témoin de la complexité des négociations que mènent depuis des mois les quatre opérateurs français. Le découpage d’un acteur de la taille de SFR, avec ses 10 milliards de chiffre d’affaires…

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Le Figaro

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