Les débats européens autour de possibles discussions avec la Russie sont un terrain glissant depuis le début de la guerre en Ukraine. Plusieurs pays, dont la France depuis longtemps, estiment qu’il est temps d’ouvrir des canaux de négociations avec Moscou. Pour une raison simple : l’Europe est concernée. « Il s’agit d’une architecture de sécurité pour les Européens compte tenu de la géographie », a encore plaidé Emmanuel Macron vendredi au Monténégro, où se tenait un sommet réunissant l’Union européenne et les pays des Balkans occidentaux.
L’Allemagne semble elle aussi s’être ralliée à l’idée. Le contexte est favorable. D’une part, la Russie subit des coups sévères, y compris sur son propre sol, où les drones ukrainiens, de plus en plus performants, causent de spectaculaires dégâts, comme à Saint-Pétersbourg ces derniers jours en marge du « Davos » russe. D’autre part, Donald Trump, accaparé par la guerre au Moyen-Orient, s’est volatilisé.