Soixante ans et pas une ridule à la surface. L’institut océanographique Paul Ricard collectera des déchets sur et autour de l’île des Embiez ce lundi, pendant que ses plongeurs immergeront des récifs artificiels coralliens. Des petites brassées, des gestes de la taille d’un plancton à l’échelle de la pollution des océans. Mais essentiels. « La pollution, c’est ce que les hommes fabriquent et que la nature ne sait pas défaire, me disait Alain Bombard quand j’étais gamine », se souvient Patricia Ricard.

La présidente de l’institut océanographique sait tout des premiers pas du navigateur et de son ami Paul Ricard quand, en 1966, ils se sont mobilisés contre les boues rouges qui se déversaient au milieu des calanques. « À l’époque, il n’y avait pas de station d’épuration et il a fallu attendre les années 80 pour qu’elles apparaissent, ainsi que des solutions pour diminuer la pollution en Méditerranée, reprend-elle. Désormais, depuis que la science s’est mise au service de la connaissance et que les bâtisseurs de conscience ont laissé place à une génération solutions, la vie revient en mer. »

De Jojo le mérou aux grandes nacres

Le discours ne vise pas à se faire plaisir. À force de se pencher …