Pour son nouveau roman, De mer & de sang, publié aux éditions Nautilus, le Nantais Jean-Marie Biette, ancien journaliste (Loire FM, L’Éclair, Presse Océan, Ouest France, Infomer) a abandonné le polar pour une histoire plus intimiste, loin des pontons de La Trinité-sur-Mer, théâtre de son précédent livre. Mais pour ce voileux invétéré, auteur en 2015 de l’essai très remarqué La mer est l’avenir de la France (éditions L’Archipel), pas question pour autant d’abandonner le grand bleu. Après deux essais journalistiques, trois polars de voile, de gouaille et d’excès, De mer & de sang est un livre très différent. Un livre d’aventures, de transmission, de navigation, de grand large, sous forme de thriller, précise le sexagénaire qui vit depuis trois ans en Espagne, à Altea, dans la province d’Alicante.

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D’Haïti à la Polynésie, en passant par Nantes et la Colombie

Le pitch : en croisière avec son petit-fils Esteban, 15 ans, Pepe, un marin aguerri, fils de républicains espagnols réfugiés à Nantes durant la guerre civile, est attaqué par des pirates au large d’Haïti. Il est passé par-dessus bord alors que les pirates emmènent son petit-fils comme otage. Le vieux loup de mer parvient toutefois à rejoindre la terre ferme. Il n’aura alors de cesse de retrouver Esteban en fuite avec Kauli, un jeune Polynésien. Cette quête le conduira d’Haïti à la Polynésie, en passant par Nantes et la Colombie. Et Pepe mènera une lutte inégale contre les cartels. Sans comper que cette course réveillera les fantômes de la Guerre d’Espagne et écornera quelque peu l’image des aïeuls.

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« J’ai changé plusieurs fois l’histoire »

Pour écrire ce périple, le biographe de Jean-Marc Ayrault a puisé dans ses propres attaches espagnoles et avoue avoir beaucoup travaillé. À l’origine, j’avais écrit une nouvelle, La vieille âme et la mer, que j’avais partagée sur les réseaux sociaux. J’ai eu de super retours et j’ai donc repris l’idée pour rédiger un roman. Ça m’a pris un an et demi. J’ai fait beaucoup de recherches pour coller au plus près de la réalité. À un moment, les héros s’arrêtent dans l’ancienne hacienda de Pablo Escobar. Je ne l’ai jamais vue mais j’ai passé huit jours à lire dessus. Pareil pour la guerre d’Espagne car je voulais comprendre et sutout ne pas être manichéen. Quand on est retraité, on a le temps de se documenter. J’ai changé plusieurs fois l’histoire et j’ai beaucoup réécrit », sourit-il.

Jean-Marie Biette signe ici un roman d’aventures qui peut être lu par un ado de 15 ans. Je l’ai écrit en pensant à mes neveux et aux petits-enfants que j’aurai peut-être un jour.

« De mer & de sang », Jean-Marie Biette, éditions Nautilus, 256 pages. 10 €