Parmi les nombreuses infractions potentielles que les commissaires du Grand Prix de Monaco 2026 de Formule 1 ont dû analyser, figuraient celles, présumées, de Lewis Hamilton – alors deuxième au moment des faits – et d’Isack Hadjar – alors quatrième – qui auraient pu leur coûter leur podium final.
Pour rappel, les deux pilotes se sont vu reprocher la même faute potentielle, à savoir le non respect de l’article B5.13.2 du Règlement de la F1. Ce dernier régit le comportement que les pilotes doivent adopter en tout temps sous Safety Car.
Plus précisément, Hamilton et Hadjar étaient soupçonnés de ne pas avoir respecté le point b de cet article, qui indique : « Toutes les F1 doivent ralentir et se mettre en file derrière la voiture de sécurité, en respectant un écart maximal [entre elles] de dix longueurs de voiture. »
Dans les deux cas, les enquêtes ont été révélées durant le drapeau rouge qui a suivi la relance après Safety Car et l’accident de Charles Leclerc.
La réalisation TV internationale s’est même fendue de ralentis montrant clairement, autant pour Hamilton que pour Hadjar, qu’ils avaient effectivement excédé cette distance maximum autorisée, George Russell ayant rapidement notifié cela à son écurie – concernant le Français – à la radio.
Isack Hadjar (Red Bull)
Photo de: Anni Graf – Formula 1 via Getty Images
Toutefois, ils ont tous les deux finalement échappé à la pénalité. Au terme de leur enquête, les commissaires ont en effet décidé de ne pas intervenir, en révélant par la même occasion que cette décision s’appuyait sur une communication faite au GP du Canada par la direction de course, offrant une plus grande marge de manœuvre aux pilotes afin de leur permettre de préparer la relance dans les meilleures conditions.
Voici comment les deux décisions ont été justifiées : « Les commissaires ont examiné les données du système de positionnement et de gestion des pilotes, les vidéos, le chronométrage, les données télémétriques, les communications radio des équipes ainsi que les caméras embarquées. »
« Il a été noté que lors d’une épreuve précédente (Canada 2025), la direction de course avait indiqué que, dans l’intérêt de la sécurité, elle autoriserait une certaine marge de tolérance concernant de telles infractions présumées, les pilotes étant tenus de préparer leurs pneus et leurs unités de puissance. »
« En conséquence, aucune sanction n’est prononcée. »
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