Aline Eskenazi et Robin G-Modol se sont connus à l’atelier de sculpture qu’ils suivaient à Marseille. Robin, sculpteur, y perfectionnait ses techniques, et Aline, peintre, voulait découvrir et modeler le relief. Aujourd’hui, ils exposent ensemble à la Galerie du port de La Ciotat, jusqu’au 14 juin.

Dans leur art il y a des inspirations communes, et aussi de la complémentarité. Ainsi, Aline inonde la galerie de ses bleus, s’y noie volontiers et invite à la rêverie dans ses univers lumineux, ses calanques, ses aubes ou ses « fins de jour », qu’elle dispose en toutes tailles, triptyques, voire quatuor. Sa première sculpture sera, vous l’aurez deviné, une Vénus d’un bleu céleste.

La technologie au service de l’art

De son côté, Robin se réalise en toute liberté dans ses sculptures, en argile cuite, puis peinte. Il joue sur le lissage des formes, s’essaie à un corps stylisé aux jambes et têtes cubiques. Il aime modeler, inventer de nouvelles formes, et aller encore plus loin. Pour cela, il s’aide des technologies : scanne sa sculpture, la modifie, l’imprime en 3D dans de la résine, puis la peint.

Ainsi peut-il dissocier son corps initial, et le réajuster autrement, ou éditer des sculptures de différentes tailles : ainsi sa femme-poulpe insolente se décline en petits modèles dont il peut même faire la couleur ou la taille précise à la demande. Au fond de ces abysses maritimes, la femme et le poulpe jouent les vedettes.