Le lac de Grand-Lieu, patrimoine naturel exceptionnel reconnu à l’échelle nationale et internationale, est en danger. C’est l’alerte transmise par deux associations locales qui annoncent, ce lundi 8 juin, leur intention de déposer, prochainement, un recours contentieux contre l’État et le préfet de Loire-Atlantique concernant la gestion des niveaux d’eau du lac.
En juillet 2025, plus de 3 000 cadavres d’oiseaux, dont de nombreuses espèces protégées, avaient été ramassés au lac de Grand-Lieu, au sud de Nantes (Loire-Atlantique), en raison d’une épidémie de botulisme. Nos associations considèrent que les prescriptions réglementaires encadrant la gestion hydraulique n’ont pas été respectées en 2025, alors même que les conditions météorologiques exceptionnelles et les effets du changement climatique imposaient une vigilance renforcée, expliquent l’Association départementale des chasseurs de gibier d’eau de Loire-Atlantique (ADCGELA) et l’Association des sauvaginiers du lac de Grand-Lieu (1).
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Dans leur communiqué, les membres ajoutent : La décision d’ouvrir les portes du lac ce week-end renforce notre inquiétude et notre détermination à engager cette procédure. Cette ouverture intervient alors que le bassin-versant Logne-Boulogne-Ognon-Grand-Lieu est placé en situation d’alerte renforcée sécheresse par arrêté préfectoral du 1er juin 2026.
(1) Association composée de chasseurs, pêcheurs, naturalistes, exploitants, amoureux du lac, etc.