En dix ans, le « Made in France » a séduit : 85% des consommateurs déclarent acheter tricolore pour soutenir l’emploi local. Une lame de fond propulsée en 2012 par la marinière d’Arnaud Montebourg. Pourtant, entre l’intention et le caddie, le fossé reste complexe. Selon l’Insee, si la consommation globale des ménages est à 81,3% française, ce chiffre s’effondre à 35,9% pour les biens manufacturés, et à 7,5% dans l’électronique. Le coupable : le prix. Pour 70% des Français, le produit local reste trop cher, un frein exacerbé par l’inflation.

Pour relever le défi, l’appareil productif tricolore (13% du PIB) doit garantir la confiance. L’actualité a cruellement rappelé que certaines icônes reposent sur des faux-semblants ou des fragilités extrêmes. C’est le cas du séisme autour de Sophie la girafe (Vulli), soupçonnée de pratique trompeuse après des révélations sur la délocalisation en Chine d’une part essentielle de sa production. Même l’espoir des modèles alternatifs vacille. Portée aux nues après son sauvetage en Scop par ses salariés en 2024, la verrerie Duralex vient d’être replacée en redressement judiciaire.

L’heure de l’offensive

Cette bataille est tout aussi féroce dans le textile,…