La petite musique d’une croissance annuelle atone s’installe encore davantage. Comme son prédécesseur François Villeroy de Galhau, le tout fraîchement nommé gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a annoncé lors d’un échange au Paris Finance Forum, ce mardi 9 juin, que ses services reverront à la baisse les prévisions de croissance pour 2026.
Les dernières estimations tablaient sur une hausse du PIB de 0,9 % pour l’année, tandis que les projections pour l’inflation, qui s’élevaient auparavant à 1,7 %, devraient de leur côté être rehaussées, sous l’effet des prix de l’énergie notamment.
« C’est un effet mécanique »
« Dans un contexte d’incertitude élevée, nous allons publier différents scénarios », prévient le gouverneur. Pour rappel, au premier trimestre, le PIB français avait reculé de 0,1 %, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.
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Notant « des problèmes liés aux chaînes de valeur dans le secteur aéronautique », un « net recul de l’investissement des ménages, lié au vote tardif du budget » et une consommation des Français qui reste « assez faible », il prévient : « Notre prévision annuelle sera inférieure à 0,9 % ; c’est un effet mécanique. Nos prévisions montreront donc une croissance plus faible et une inflation plus élevée, dans une proportion qui dépendra notamment du prix du pétrole. » La publication des nouvelles projections macroéconomiques de la Banque de France interviendra la semaine prochaine, a précisé l’institution à l’Opinion.