Parmi leurs revendications : une revalorisation salariale, l’accès à un véritable statut de fonctionnaire et davantage de formations. Assistants d’éducation (AED) et accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont rassemblés place Royale à Nantes, ce mardi 9 juin, pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur métier. On adore notre métier, mais on est payés en sourires d’enfants, résume un AESH, ayant souhaité rester anonyme. Malgré un métier qu’il juge profondément humain, il regrette un manque de reconnaissance institutionnelle.
Les AED dénoncent également des contrats précaires et l’absence de perspectives d’évolution Il y a une dégradation des conditions de travail depuis plusieurs années, estime Alice, assistante d’éducation, qui souligne l’importance du rôle joué auprès des élèves au quotidien.
Présent en soutien, Sylvain Marange, professeur d’histoire géographie et secrétaire départemental du SNES – FSU, pointe une précarisation croissante de l’Éducation nationale. Selon lui, le non-renouvellement fréquent des contrats nuit aussi aux élèves, privés de repères et de relations de confiance, qui se construisent sur le long terme.