Plus le temps passe, plus les chiffres ne cessent d’évoluer. Secouée depuis plusieurs mois par les scandales d’agressions physiques et sexuelles dans le périscolaire, la ville de Paris a annoncé ce mardi 9 juin avoir suspendu 132 animateurs depuis le début de l’année, dont 52 pour des « suspicions de violences sexuelles ou sexistes ». C’est Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de la capitale, qui l’a annoncé en marge de la visite de l’école Colonel-Moll, située dans le 17e arrondissement.

Une « commission d’enquête indépendante », souhait des parents et des associations

Le maire PS, qui avait promis en avril un plan d’action à 20 millions d’euros, a par ailleurs annoncé le lancement d’une « commission d’enquête indépendante » sur ce sujet, confiée à l’ancien juge des enfants Antoine Garapon, qui aura « carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu’il s’est passé ». La création de cette commission est un souhait des parents de victimes et des associations qui les accompagne depuis la mise en lumière de ce scandale.

« Il est ancien juge des enfants, assez connu du milieu. Il a été le président de la Commission indépendante pour la reconnaissance et la réparation des abus sexuels dans l’Église. C’est à la fois un garant de compétence, d’indépendance et une autorité morale dans son secteur », a-t-il ajouté.

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