Anaïs Girard, franco-roumaine de 35 ans, co-créatrice et présidente du Centre culturel franco-roumain de Nantes, et Dimitri Le Borgne, 30 ans, bénévole du cinquième Festival du film roumain de Nantes, nous donnent quatre bonnes raisons de s’intéresser au cinéma des compatriotes de la récente Palme d’or, Cristian Mungiu.

1 Pour assister à des avant-premières européennes

Cette édition présente les premiers longs métrages de trois jeunes réalisatrices, Ruxandra Gubernat, Ioana Mischie et Ana-Maria Comanescu, qui échangeront avec le public sur leur métier et leur vision de ce pays. Il y aura aussi le film jeunesse « Atlas de l’Univers », sélectionné dans la catégorie Cannes écrans juniors, projeté le dimanche en avant-première nationale.

2 Pour profiter d’une thématique revigorante

Le cinquième Festival du film roumain se place sous la thématique de la Roumanie dans l’objectif de la jeunesse. Alors que le cinéma roumain traite souvent de sujets lourds ou sombres, remarque Dimitri Le Borgne, le thème de la jeunesse propose une vision différente du pays des Carpates, plus optimiste, avec les envies, les émotions et la vitalité d’une jeunesse avide d’aventures et de road-trip à travers le pays.

3 Pour rencontrer des invités accessibles

Rien de snob ici, on aime se retrouver après un film autour d’un verre », promettent les organisateurs. Les cinéastes présents sont généralement désireux d’échanger avec le public. Le parrain de l’événement reste le même depuis plusieurs éditions : le cinéaste Horea Laptes. Il y a une vraie attente, constate Anaïs Girard. Pendant l’année, plusieurs personnes nous ont écrit pour nous dire que le festival est attendu.

4 Pour découvrir un festival qui grandit

De nouveaux partenaires sont au rendez-vous cette année, comme Nantes université et la maison de quartier des Haubans, qui accueillera une série de courts métrages pour les jeunes, grâce à l’Accoord. De plus, le bateau Lanseria projettera un documentaire sur le sculpteur Brancusi, suivi d’une discussion avec Doina Lemny, spécialiste de l’artiste.

Cette cinquième édition marque un tournant, pour Anaïs Girard : On a grandi, en cinq ans. On a beaucoup appris aussi. La soirée de lancement est prévue jeudi 11 juin avec une session de courts métrages au Croque Bedaine.

Du jeudi 11 au dimanche 14 juin, www.ccfrn.com.