La dignité n’a pas de nationalité, clame une manifestante devant la préfecture de Loire-Atlantique de Nantes, mercredi 10 juin. Après un appel à manifestation national, plusieurs associations (1) ont dénoncé le dysfonctionnement administratif des préfectures subi par les personnes étrangères. Environ quatre-vingts personnes ont répondu présent.

« On vit dans la peur »

Depuis plusieurs années, elles sont victimes de maltraitance administrative, explique Michel, membre du Gasprom, qui accompagne des personnes étrangères dans leurs démarches administratives. C’est impossible de trouver un rendez-vous, les retards dans la délivrance ou le renouvellement des titres de séjour sont massifs et la dématérialisation des démarches crée des blocages.

Pourtant, la réponse des autorités est cruciale pour ces personnes. Sans titre de séjour, on ne peut pas travailler et on se retrouve dans l’impossibilité de nourrir nos familles. On vit dans la peur, ajoute Alfred, du collectif sans-papiers 44. Ils demandent notamment l’ouverture d’un guichet et d’une ligne téléphonique pour aider les demandeurs.

(1) Gasprom, LDH, RESF 44, JRS France, Amnesty international, Secours catholique, Gisti, Mrap, Collectif Sans papiers 44.