Ce que vous allez apprendre 

  • La Testostérone Besins et Androtardyl diffèrent par leur propriétés pharmacocinétiques et de leurs schémas d’administration.
  • Des erreurs de substitution ont été constatées.

Plusieurs cas récents d’erreurs de substitution entre Testostérone Besins 1000 mg/4 ml et Androtardyl 250 mg/ml ont été recensés par le Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Nice. Ces deux médicaments, tous deux indiqués dans le traitement substitutif des hypogonadismes masculins, ne sont pas interchangeables et leurs substitutions incontrôlées peuvent conduire à un surdosage grave en testostérone.

Différences pharmacocinétiques

Cette problématique s’inscrit dans un contexte de tensions d’approvisionnement récurrentes de Testostérone Besins, poussant certains professionnels à utiliser l’Androtardyl comme alternative sans adaptation du schéma thérapeutique. Cependant, les deux spécialités diffèrent par leur ester de testostérone : l’undécanoate pour la Besins et l’énanthate pour l’Androtardyl. Cette distinction entraîne des schémas d’administration distincts :

  • Testostérone Besins : injection toutes les 10 à 14 semaines,
  • Androtardyl : injection toutes les 2 à 4 semaines uniquement.

Le remplacement de la spécialité Besins par l’Androtardyl sans ajustement de la fréquence d’injection expose le patient à un surdosage potentiellement dangereux.

Pharmacovigilance 

Tout effet indésirable doit être déclaré au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) ou via le portail de signalement des évènements sanitaires indésirables : signalement.social-sante.gouv.fr.