Mercredi, plus de 2 000 personnes ont assisté à Tunisie – Colombie espoirs au stade Bon Rencontre, un cadeau plutôt bienvenu offert par la communauté tunisienne au tournoi, qui n’avait plus posé ses valises à Toulon depuis dix ans. La dernière fois, c’était au stade Léo-Lagrange, en 2016. Ensuite, des dissensions entre l’organisation et la Ville de Toulon avaient poussé le tournoi plus à l’ouest, dans les Bouches-du-Rhône et même le Vaucluse.

Avant de retrouver la Rade pour les trois derniers jours de la compétition, le Maurice-Revello s’est ouvert cette année à Avignon (Parc des sports) et Aubagne (stade de Lattre). S’il est bien trop tôt pour dévoiler les enceintes de 2027, il semble impossible d’imaginer une prochaine édition 100% varoise, autant par choix que par contraintes.

Historiquement, l’ex-tournoi de Toulon, dont les finales avaient lieu à Mayol jusqu’en 2015, s’est d’ailleurs toujours baladé le long de la côte méditerranéenne : jusqu’à Nice à l’est, et jusqu’à Nîmes à l’ouest, en passant par Cannes, La Seyne, Marseille (au Vél), Aix-en-Provence, Fos-sur-Mer, ou Arles. Liste non exhaustive.

« Les sélections continuent de parler du tournoi de Toulon »

« Mais toutes les fédérations continuent de parler du tournoi de Toulon, constate Stéphane Abreu, patron du tournoi depuis décembre 2025. D’ailleurs, sur les caisses de voyage de certaines équipes, il est toujours noté : ‘Tournoi de Toulon’. »

Mais en dix ans, le cahier des charges pour accueillir des sélections internationales espoirs s’est considérablement épaissi : il faut que l’hôtellerie suive et que les pelouses, d’entraînement ou de compétition, soient irréprochables et en gazon naturel. Or, ces stades tendent à disparaître au profit du synthétique.

Dans le Var, les options sont limitées : elles sont toutes à Toulon, mais Léo-Lagrange est occupé par le rugby amateur et Mayol par le rugby pro (avec la possibilité que le RCT joue un match de phases finales à ces dates). Ne reste que Bon Rencontre, avec une contrainte de taille : il n’y a que deux vestiaires. « D’où l’amplitude entre les deux matches de l’après-midi, à 13h30 et 19h », confie Abreu.

Pour les années à venir, la formule pourrait être la même qu’en 2026 : plusieurs villes dans la région « parce qu’on ne peut décemment pas organiser plus de 8 rencontres sur un même terrain », mais pas beaucoup plus que 3, et si possible, près d’axes autoroutiers permettant de raccourcir les temps de voyage des sélections.