Un nouvel intérimaire employé entre 2024 et 2025 à La Poste a remporté son action devant le conseil des prud’hommes de Nantes. Le jeune homme d’aujourd’hui 28 ans réclamait la requalification de contrats d’intérim ou de contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée. Pour étayer sa plainte appuyée par le syndicat Sud PTT, il déclinait une douzaine de missions au centre de gestion des colis des Sorinières où il devait assurer une hausse d’activité, tel que le présente La Poste.
Lorsqu’il a engagé une procédure devant les prud’hommes, le salarié n’a plus obtenu de missions d’intérim. Cela l’a conduit à demander des indemnités pour licenciement sans cause réelle ou sérieuse. C’est un juge départiteur du conseil des prud’hommes de Nantes qui lui a donné gain de cause et a condamné La Poste à lui verser 3 649 € pour le licenciement, ainsi que des rappels de salaire et de congés payés sur les périodes concernées.
À l’annonce du jugement, Sud PTT a indiqué que l’entreprise La Poste, dans sa stratégie sociale d’adaptation permanente de ses coûts sur le long terme, use mais surtout abuse, d’une force de travail variable et temporaire. Trois salariés avaient obtenu leur réintégration pour les mêmes motifs en début d’année.