Plus de 14% des 18-24 ans ont déjà consommé du protoxyde d'azote

Plus de 14% des 18-24 ans ont déjà consommé du protoxyde d’azote

Crédit : Plus de 14% des 18-24 ans ont déjà consommé du protoxyde d’azote

Pour lutter contre l’utilisation détournée du protoxyde d’azote, le nouvel arrêté publié aujourd’hui par la mairie de Strasbourg établit des règles claires. La détention, l’utilisation, la cession et la distribution de cartouches de protoxyde d’azote pour un usage récréatif sont désormais interdites pour tous, mineurs et majeurs, dans l’espace public. Tout manquement à cette règle sera sanctionné par des amendes allant de 35 à 150 euros. Pour limiter l’approvisionnement lors des soirées, la vente de ce produit est complètement interdite dans tous les commerces de 21h à 8h. Jeter ou abandonner ces cartouches dans les rues est également prohibé et expose à de lourdes sanctions pénales et administratives.

Une sanction nécessaire

Destiné à l’origine aux siphons alimentaires ou à certains usages médicaux, ce gaz inhalé pour ses effets euphorisants présente des risques sérieux : asphyxie, brûlures, ainsi que des effets irréversibles en cas de consommation régulière. En plus de l’urgence de santé publique, cette consommation présente des risques importants pour la sécurité routière. La prise de ce produit affectant le discernement et les réflexes, par des jeunes conducteurs a déjà causé de nombreux accidents en Alsace. En septembre 2020, un jeune homme sous l’emprise du gaz hilarant avait percuté une vitrine d’auto-école, provoquant la mort de son passager.

Quant aux déchets, les cartouches finissent souvent leur route dans la nature. Chaque année, près de 12 000 bouteilles usagées, soit environ 17 tonnes de déchets, sont abandonnées, pour un coût de ramassage et de traitement estimé à 100 000 euros pour l’Eurométropole.