Necva Tastan Sevinç
12 Juin 2026•Mise à jour: 12 Juin 2026
AA / Istanbul
Quatre avions de transport C-17 de l’armée de l’air américaine (US Air Force) ont décollé jeudi à destination de l’Europe avec à leur bord du matériel destiné à une éventuelle visite du vice-président américain JD Vance à Genève, où pourrait être signé un accord entre les États-Unis et l’Iran, a rapporté Axios.
Citant des sources proches des préparatifs, le média en ligne indique que ces vols militaires sont liés à une possible cérémonie de signature qui pourrait se tenir dans les prochains jours, si les efforts en cours pour finaliser l’accord aboutissent.
Ces préparatifs interviennent après que le président américain Donald Trump a déclaré plus tôt jeudi que Washington et Téhéran étaient parvenus à un « excellent accord » et pourraient signer un texte dès ce week-end.
Selon Axios, le projet de mémorandum d’entente prévoit une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu actuel, tout en ouvrant la voie à des négociations sur un accord plus large concernant le programme nucléaire iranien.
Le document prévoirait également la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz sans frais de transit et viserait à rétablir, dans un délai de 30 jours, le volume du trafic maritime à son niveau d’avant-guerre.
En contrepartie, l’Iran s’engagerait à ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire et à répondre aux préoccupations liées à ses stocks d’uranium enrichi. Toute mesure concrète concernant le programme nucléaire iranien ferait toutefois l’objet d’un accord distinct et plus détaillé, précise le média.
Axios affirme également que l’accord inclurait un allègement progressif des sanctions contre l’Iran, conditionné au respect de ses engagements, notamment sous la forme de dérogations temporaires autorisant les exportations pétrolières.
Selon le média, cet accord de principe aurait été conclu mercredi soir à l’issue de discussions menées entre le médiateur qatari Ali Al-Thawadi et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, avec la participation des émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, également gendre du président américain.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a toutefois indiqué que Téhéran n’avait pas encore pris de décision définitive concernant cet accord, tandis qu’Axios rapporte que le texte attend toujours l’approbation finale des plus hautes autorités iraniennes.
S’il est signé, l’accord devrait être baptisé « Accord d’Islamabad », en référence aux efforts de médiation menés par le Qatar et le Pakistan.
Jeudi, Donald Trump a également salué le rôle de la Türkiye dans les efforts visant à parvenir à cet accord. Il a indiqué s’être entretenu avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qu’il a qualifié de « grand dirigeant » pour son aide dans les négociations.
* Traduit de l’anglais par Adama Bamba