Un brouhaha continu remonte des discussions venues des grandes tablées alignées sous le hall 3 du parc des expositions de Nantes. Pas de quoi perturber le militant monté sur la scène pour défendre la sortie du bail emphytéotique de la Cité sanitaire de Saint-Nazaire. Les thèmes s’enchaînent pour ce temps fort de la vie syndicale dans le département de Loire-Atlantique. Ce congrès réunit 900 adhérents de toutes les sections Force ouvrière. Nous sommes une organisation qui est dans tous les secteurs d’activité, explique Adrien Leclerc.
À 45 ans, ce fonctionnaire venu de l’éducation est devenu, ce jeudi 11 juin, secrétaire départemental Force ouvrière. Il succède à Michel Le Roc’h, qui passe la main après plus de dix ans à la tête de l’Union. Il appliquera en Loire-Atlantique les résolutions fixées par l’instance nationale et rappelées par le secrétaire général Frédéric Souillot, avec notre slogan, la paix par la justice sociale ». Et en premier lieu dans le service public d’État, où FO est devenu premier syndicat dans le département. On se rend compte qu’à chaque crise, le service public est une richesse. Et que dès qu’elle est passée, c’est un coût.
« L’austérité tue »
Le secrétaire national le martèle : L’austérité tue. Elle est responsable du mal-être de la jeunesse. 700 000 jeunes sans emploi, ni formation. Et en Loire-Atlantique, on approche des 30 % de 15 à 25 ans qui n’ont rien, illustre Adrien Leclerc.
Le syndicat de lutte des classes combat aussi la militarisation engagée par la France. Notre organisation a une base antimilitariste, rappelle le patron départemental de FO qui se déplacera d’ailleurs à Londres samedi 20 juin, pour une manifestation pacifiste.
Sur le plan local, FO continuera son action pour défendre les salariés de l’hôpital de Mindin, avec des fermetures de lits alors qu’il manque 1 000 places pour les personnes en situation de handicap. La santé est un gros morceau, tout comme l’industrie, avec Saulnier-Duval ou Arcelor-Mittal, où l’on défend une nationalisation temporaire comme pour les chantiers de Saint-Nazaire.
Les sections restent autonomes dans leurs actions. Comme celle des policiers municipaux, qui veulent être armés en dépit du message de FO qui dénonce la course à l’armement. La revendication d’être armé porté par les policiers municipaux n’a pas été abordée lors du congrès. Elle n’engage pas l’Union départementale, qui considère que l’escalade sécuritaire n’est pas la solution.