« Permettre demain à la France de renaître et de redevenir le poumon économique de l’Europe », voilà l’ambition du 11e club des ETI de France, affirmée par Geneviève Melkonian, cofondatrice du club. Cette aspiration, a été portée autour d’une table ronde, réunissant Guillaume Kasbarian, député d’Eure-et-Loir, Yves Traissac, directeur général adjoint du groupe vauclusien Eurenco, Laurent Garotta, président de Riviera Réalisation, Stéphane Soto, président d’Olympic location et Stéphane Benhamou, président de SAS Paca Participation.

« Nos ETI n’existeront pas demain si elles n’ont pas aujourd’hui les forces vives qui leur permettent de continuer » martèle Geneviève Melkonian, coprésidente de la société Aramine. La France compte aujourd’hui près de 7 200 ETI et rassemble plus de 4 millions de salariés. À l’échelle de la région Sud, c’est 360 ETI représentant 40% de l’économie locale. Fier ambassadeur des Entreprises de taille intermédiaire, le club ETI défend, valorise et fait rayonner ses entreprises sur le territoire national.

Créé en septembre dernier, le club compte aujourd’hui 38 adhérents répartis dans les cinq départements de la région Sud. Parmi les temps forts de cette année, le sommet européen des ETI, des réunions en commissions sur les thématiques de l’intelligence artificielle et la transparence salariale. Le club ambitionne d’atteindre les 50 membres d’ici la fin de sa première année en septembre prochain.

Fédérer tous les dirigeants

L’objectif est simple : regrouper les ETI et les mettre en réseau. Les cofondateurs souhaitent mener un combat pour les entreprises et pour leurs collaborateurs. Parmi les chevaux de bataille du club : le poids des prélèvements obligatoires. Les membres se rassemblent notamment autour d’un constat partagé : le fait qu’un employeur débourse au total près de trois fois le montant du salaire net inscrit sur la feuille de paie de son salarié.

L’attractivité et le dynamisme apporté par le club résultent de la place prépondérante des ETI dans le territoire. Principaux mécènes et donateurs dans la région Sud, les ETI sont engagés dans les activités économiques et culturelles locales. Reliées à la région Paca avec le programme économique étincelle qui permet d’accompagner et d’accélérer la croissance des ETI, une vingtaine d’entreprises ont été accompagnées depuis sa création il y a 6 ans. Ce programme s’inscrit dans la stratégie de 2020 Nation ETI du président français Emmanuel Macron voulant visibiliser les ETI, entreprises au statut singulier coincées entre PME, start-up et grandes entreprises.

Simplicité administrative souhaitée

Face à une concurrence accrue, les ETI doivent redoubler de stratégie pour se maintenir dans le marché et conserver leurs travailleurs. Favoriser une production locale, trouver des niches de qualité, voilà les points que souligne Geneviève Melkonian pour rester compétitif.

Le député de l’Eure et Loire, ancien ministre et président du Parti de la liberté Guillaume Kasbarian prône la baisse des dépenses publiques et la baisse des impôts pour relancer la compétitivité. Des outils indispensables à la France et aux régions pour compenser le décrochage économique selon lui. Néanmoins, la simplicité administrative, l’environnement attractif, la main-d’œuvre qualifiée et la présence d’infrastructures permettent à la région Sud de rester compétitive et d’attirer les investisseurs.