Après l’annulation des pénalités pour excès de vitesse dans les stands de Pierre Gasly au Grand Prix de Monaco, nous vous proposons de retrouver ci-après la décision complète rendue par les commissaires.
Lire aussi :
Veuillez noter que nous ne retranscrivons pas les quatre premiers points, qui concernent les parties présentes et des aspects procéduraux. Notre traduction démarre donc au point numéro 5.
La voici :
CONTEXTE
5. L’Article B1.6.3a du règlement F1 de la FIA dispose que :
« Piloter à l’entrée de la voie des stands, dans la voie des stands et la sortie de la voie des stands :
- a. Une vitesse limite de 80 m/h sera imposée durant tout le championnat. Cependant, pour garantir la sécurité et la tenue de la compétition, cette limite peut être amendée par le directeur de course.
- i. Tout concurrent qui dépasse la limite durant une séance d’essais libres, des qualifications ou une séance de qualifications sprint recevra une amende de 100€ pour chaque km/h au-dessus de la limite, jusqu’à un maximum de 1000€.
- ii. Selon l’article B1.9.3, les commissaires pourront imposer une pénalité en temps supplémentaire s’ils soupçonnent un pilote d’avoir dépassé la vitesse afin d’obtenir un avantage.
- iii. Durant [un sprint ou une course], les commissaires peuvent imposer une pénalité de cinq secondes, une pénalité de dix secondes, un drive-through ou un stop and go à tout pilote dépassant la limite. »
Les Notes V3 de la direction de course de la Formule 1 FIA datées du 4 juin 2026, publiées pour le GP de Monaco, indiquent que :
« La limite de la vitesse détaillée dans Article B1.6.3a du règlement F1 de la FIA est amendé à 60 km/h pour la durée de l’épreuve. »
6. En Formule 1, la vitesse dans la voie des stands est, en fait, une vitesse moyenne calculée en utilisant la distance entre deux boucles et le temps mesuré entre les boucles, en utilisant le système de chronométrage officiel. La distance mesurée entre les deux boucles est précise au centimètre près et le temps mesuré entre la première et la deuxième boucle est précise au millième de seconde.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
7. La distance entre les boucles est déterminée par GNSS (Global Navigation Satellite System, ou GPS) et vérifiée lors d’un relevé topographique sur la piste.
8. Dans la voie des stands de Monaco, il y a neuf « zones » entre les boucles de chronométrage, d’une distance d’environ 10 à 40 mètres.
9. En raison du tracé de la voie des stands à Monaco, de multiples distances sont possibles entre chaque duo de boucles. La plus courte distance entre deux boucles dans toute « zone » est utilisée ans le calcul de la vitesse dans la voie des stands.
10. Il est noté que puisqu’une « vitesse moyenne » est utilisée, il est théoriquement possible pour une voiture de dépasser la vitesse dans une portion d’une « zone » et d’être en dessous dans une autre portion, tout en respectant toujours le besoin d’une « vitesse moyenne ». Cependant, puisque les zones sont relativement courtes, il est presque improbable que cela se produise, surtout avec l’utilisation de limiteurs de vitesses sur les Formule 1 actuelles, qui permettent de maintenir la voiture à une vitesse constante lorsqu’ils sont utilisés.
11. Ce que les commissaires ignoraient jusqu’à la réception des informations du chronométreur officiel le 10 juin, c’est que que l’intégralité des infractions présumées au règlement concernant la vitesse dans la voie des stands à Monaco pendant la course s’étaient produites dans la première ‘zone’, c’est-à-dire entre les deux premières boucles de chronométrage après l’entrée des stands.
12. Les barrières à l’entrée des stands et à la boucle des stands 2 (point final de la première « zone » de chronométrage dans la voie des stands) ont changé entre 2025 et 2026, permettant potentiellement une trajectoire nettement plus courte en 2026, par rapport à ce qui était possible en 2025.
FAITS
Photo de: Andrej Isakovic / AFP via Getty Images
13. Pendant la course, les commissaires de la FIA ont reçu six rapports du chronométreur au final, relatifs à des excès de vitesse dans les stands. Ces rapports (pilote/moment de la journée/vitesse) étaient les suivants :
- HAM 15:39 – 60.1
- RUS 15:43 – 60.1
- COL 15:49 – 60.1
- GAS 16:02 – 60.1
- PIA 16:06 – 60.1
- GAS 16:22 – 60.4
14. Dès réception du troisième rapport (COL), les commissaires sportifs ont immédiatement interrogé la direction de course, ayant constaté qu’il est inhabituel de recevoir autant de rapports faisant état d’infractions présumées, toutes à 60,1 km/h à ce stade.
15. Comme c’est la pratique courante, les rapports ne contenaient aucune référence quant à la partie particulière de la voie des stands dans laquelle l’infraction potentielle s’était produite. Par conséquent, les commissaires n’avaient pas connaissance que les infractions potentielles s’étaient toutes produites dans la même zone de chronométrage à l’entrée des stands.
16. La direction de course a rapidement fait part de ses observations aux commissaires, indiquant qu’elle avait interrogé le chronométreur officiel et qu’on lui avait confirmé qu’il n’y avait aucun problème et que les données étaient donc exactes.
17. Dans le rapport faisant partie de la demande d’Alpine, le chronométreur officiel a indiqué que pour la configuration des zones de vitesse dans la voie des stands, il a appliqué une mesure à la longueur de la première « zone » de 2 692 cm (à 1 cm près).
18. Cependant, le rapport du chronométreur officiel indique ensuite qu’à l’aide de relevés LIDAR (détection et télémétrie par laser), vraisemblablement effectués après l’épreuve, la distance la plus courte entre les premier et deuxième passages de la zone a été mesurée à seulement 2 615 cm, soit 77 cm de moins que la distance de utilisée pour calculer la vitesse de la voiture dans cette zone de la voie des stands. Toutefois, cette distance ne tient pas compte de la largeur de la voiture, ce qui augmenterait légèrement la distance minimale à parcourir.
L’AUDIENCE ET LES PIÈCES DÉPOSÉES
Photo de: Erik Junius
19. Les représentants d’Alpine, Richard Lockwood et David Greenwood, ont présenté le dossier de l’équipe et se sont référés au rapport du chronométreur officiel ainsi qu’aux mesures effectuées dans la zone de chronométrage à l’entrée de stands, immédiatement après la course. Ils ont également référencé des éléments [dont la télémétrie d’Alpine, de Mercedes et Ferrari, et une déclaration écrite de Pierre Gasly, NDLR].
20. Il a été noté que les mesures de la « zone » de l’entrée des stands effectuées par Alpine l’avaient été à l’aide d’une roue de mesure. Bien que certifiée, le calibrage de cet appareil était de 0,1 mètre.
21. Les représentants du chronométreur officiel ont expliqué qu’ils avaient utilisé la même procédure lors des courses précédentes et des précédents Grands Prix de Monaco. Ils ont expliqué qu’ils avaient toujours utilisé la plus courte distance entre les boucles pour calculer la vitesse, en appliquant la même formule : Vitesse calculée (moyenne) = Distance minimum mesurée entre les boucles, divisée par le temps entre les boucles.
22. Comme indiqué dans leur rapport écrit, ils ont déclaré avoir identifié une « distance minimale théorique de 2 615 centimètres », à comparer aux 2 692 centimètres utilisés dans leur calcul. Ce dernier ne tenait pas compte de la largeur de la voiture.
En lien avec les références vCar et vSas visibles dans la demande d’Alpine, Tim Malyon a envoyé ces précisions :
- vCar est calculée à partir de la vitesse des roues. Il est admis que certains éléments de ce calcul sont des paramètres définis par la FIA, mais, comme tout pneu doit glisser pour générer de la force, la vitesse des roues n’est intrinsèquement pas égale à la vitesse de la voiture, et certainement pas avec le niveau de précision requis pour la mesure de la vitesse dans les stands. C’est pourquoi il est largement admis qu’un système hors de la voiture est nécessaire pour la mesure de la vitesse dans la voie des stands.
-
vSaS est un capteur de l’équipe ; la FIA n’avait aucune information concernant son étalonnage ou sa précision et n’a donc pas pu se prononcer, mais, en l’occurrence, a estimé qu’il ne pouvait être utilisé dans ce cas précis comme mesure de référence de la vitesse de la voiture.
- La position des boucles dans les données de l’équipe ne représente pas la même information que celle utilisée par le système de mesure dans la voie des stands. Ce qui est affiché dans les données de l’équipe est le « premier contact » entre la voiture et la boucle, qui peut varier en fonction de nombreux facteurs, sur la voiture et en dehors. La mesure de la vitesse dans la voie des stands utilise un processus a posteriori pour déterminer le centre de chaque boucle qui est ensuite utilisé pour définir le temps de passage sur la boucle.
- La distance utilisée découle de l’application d’un processus standard et établi. De plus, la distance définie par ce processus a été correctement intégrée dans le système de mesure de vitesse dans la voie des stands. Cependant, en raison de la géométrie de la voie des stands de Monaco et de la trajectoire prise par les pilotes à l’entrée des stands à Monaco, ce processus ne fournit pas la distance la plus courte et pourrait donc être considéré comme n’étant pas adapté à l’objectif en l’espèce.
24. Nikolas Tombazis a expliqué que la source de l’écart entre la vitesse signalée et la vitesse réelle de la voiture 10 était probablement le résultat de la mesure à laquelle s’est référé le chronométreur officiel et que cette méthode, utilisée constamment depuis de nombreuses années, a pu être insuffisante pour ce tracé de la voie des stands pour ce Grand Prix en particulier.
25. Richard Lockwood, en résumant la position d’Alpine, a estimé que les commissaires devraient prendre les décisions suivantes :
- Annuler les deux pénalités de cinq secondes infligées à la voiture 10 (appliquées à son temps de course après la course).
- Réintégrer la voiture 10 à la troisième place (sa position à l’arrivée).
- Attribuer les points de la troisième place au pilote Pierre Gasly et au concurrent BWT Alpine F1 Team.
- Rembourser les deux cautions versées à la FIA pour le droit de révision.
26. Stephen Knowles (Oracle Red Bull Racing) a envoyé les éléments suivants :
- Le chronométrage a été constant tout au long du week-end.
- Le processus normal a été suivi.
- Les équipes ont ajusté leurs systèmes aux processus en place.
- Les équipes savent que la méthode de calcul de vitesse dans la voie des stands est imparfaite.
27. William Courtenay (McLaren Mastercard F1 Team) a envoyé les éléments suivants.
- Le risque d’écarts dans les calculs de vitesse dans la voie des stands est bien connu.
- Les équipes informent leurs pilotes sur la façon d’éviter cela.
- Toutes les équipes ajustent leurs procédures en conséquence.
- Il y avait des hypothèques sur la question de la « distance la plus courte ».
28. Marco Perroni (VISA Cash App Racing Bulls Formula One Team) a fait des commentaires sur le processus de calibrage et de potentielles erreurs sur la roue de mesure.
29. En réponse, Richard Lockwood a déclaré que le principal argument d’Alpine reposait sur les mesures et calculs du chronométreur officiel, basés sur GNSS et LIDAR
AUTRES ÉLÉMENTS DE PREUVE
Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images
30. Les commissaires ont noté qu’Alpine, après avoir été informée à 15h49 de la sanction infligée à Franco Colapinto, a averti le pilote de la voiture 10 par radio à 16h02 et 15 sec : « Prudence à l’entrée des stands. Prudence avec la vitesse à l’entrée des stands. »
31. À 16h17 et 45 sec, le pilote a de nouveau été averti par radio après avoir reçu sa première pénalité pour excès de vitesse dans la voie des stands : « Si, pour une raison quelconque, nous devons repasser aux stands, il faudra réduire notre vitesse à l’entrée des stands de manière significative. »
32. À deux autres reprises, à 16h22 et 03 sec et à 16h22 et 40 sec, le pilote de la voiture 10 a de nouveau été invité à faire preuve d’une prudence accrue à l’entrée des stands et à réduire sa vitesse.
33. Le rapport du chronométreur officiel comprenait un tableau indiquant que si la distance théoriquement la plus courte entre les boucles avait été utilisée (2 615 cm), les deux vitesses de la voiture 10 auraient été calculées à 58,7 km/h et 58,8 km/h.
34. Il a été noté qu’il ne serait pas possible de suivre la distance théoriquement la plus courte en raison de la largeur de la voiture et de la trajectoire qu’elle emprunterait en entrant dans la voie des stands (virage à droite suivi d’un virage à gauche, et donc pas une ligne droite).
CONCLUSIONS
35. Les calculs de distances effectués par Alpine après la course, bien qu’ils confirment l’écart mentionné dans le rapport du chronométreur officiel, ont été largement ignorés par les commissaires en raison du niveau de tolérance d’erreur inhérent à une roue de mesure, tout comme les calculs vCar et vSaS. Cependant, même en tenant compte des marges d’erreur, ils ne contredisent en aucune manière les éléments de preuve présentés dans le rapport du chronométreur officiel.
36. Bien que la voiture 10 n’ait pas pu être pilotée sur la « distance théoriquement la plus courte » entre les deux boucles en question, il subsiste un écart significatif entre la distance utilisée pour calculer la vitesse et la distance que la voiture 10 aurait pu parcourir, et qui, d’après les éléments de preuve présentés par Alpine, semble avoir été parcourue.
37. Les commissaires notent en particulier le calcul du chronométreur officiel selon lequel, d’après les temps enregistrés de la voiture 10 entre les deux boucles en question (respectivement 1,604 seconde et 1,602 seconde), si l’on supposait que la voiture 10 roulait à une vitesse moyenne de 60 km/h, la distance parcourue aurait été respectivement de 2 673 cm et 2 670 cm. Lorsque l’on compare ces distances à la distance retenue de 2 692 cm et à la distance théorique la plus courte de 2 615 cm, nous concluons que la voiture 10 ne dépassait pas la limite de vitesse de 60 km/h entre ces deux boucles. Cette conclusion est valable même en tenant compte de la largeur de la voiture et de la probabilité que celle-ci n’ait pas emprunté l’itinéraire théoriquement le plus court.
38. La formulation utilisée dans les calculs mentionnés dans le rapport officiel de chronométrage, où il est fait référence (cf. point 21 ci-dessus) à « la distance minimale mesurée entre les boucles », est déterminante pour la conclusion des commissaires. En l’espèce, l’argument d’Alpine selon lequel ce chiffre devrait être de 2 615 cm, tel que mesuré par le chronométreur officiel, est fondé.
39. Les commissaires concluent également que la nouvelle disposition des barrières à l’entrée de la voie des stands a pu permettre aux pilotes d’emprunter une trajectoire différente de celle utilisée les années précédentes.
Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
40. Les commissaires comprennent l’argument selon lequel de nombreuses autres voitures n’ont pas fait l’objet d’un signalement pour excès de vitesse ; toutefois, ces deux requêtes en révision ne concernent que les deux sanctions infligées au pilote de la voiture 10 pour avoir prétendument dépassé la limite de vitesse dans la voie des stands.
41. Les commissaires prennent note de la formulation de l’article B1.6.3a du Règlement F1, qui fait spécifiquement référence à une « limite de vitesse » mais ne précise pas que cette limite est déterminée exclusivement par le processus de chronométrage officiel. Nous opposons cela à l’article B5.11.1, par exemple, qui fait référence à une méthode spécifique pour déterminer une infraction pour faux départ. La règle relative à la vitesse dans la voie des stands ne précise pas que la limite de vitesse dans la voie des stands est de 60 km/h « telle que déterminée par le processus du système de chronométrage officiel ». Par conséquent, la simple question à laquelle nous devons répondre est la suivante : « La voiture 10 a-t-elle dépassé la limite de vitesse de 60 km/h ? »
42. Les commissaires notent qu’en ce qui concerne les autres voitures sanctionnées, certaines ont purgé leur pénalité, ce qui a malheureusement eu des répercussions sur leur stratégie de course et, par conséquent, sur leur résultat. Des questions subsisteront sans aucun doute quant à savoir si ces infractions étaient réelles. Aucune règle ne confère aux commissaires le pouvoir d' »annuler » une pénalité déjà purgée. Quoi qu’il en soit, il est impossible d’imaginer comment un tel pouvoir pourrait être exercé. Il convient de noter qu’aucune autre partie n’a demandé un droit de révision dans les délais impartis.
43. En l’espèce, après l’acceptation de la requête, la constatation de sa recevabilité et de sa conformité avec l’article 14.1.1 du CSI [Code Sportif International], la seule tâche des commissaires consiste à déterminer si la voiture 10 a dépassé la limite de vitesse de 60 km/h dans la voie des stands. Nous concluons que cela n’a pas été le cas.
44. Il convient de noter qu’au sein de la FIA (sur la base des pratiques et des conclusions de la Cour d’appel internationale de la FIA), un certain niveau de « preuve » est requis pour rendre une décision judiciaire. Ce niveau est qualifié de « conviction raisonnable » (ce qui signifie « une conviction forte et claire »). Dans la plupart des systèmes judiciaires, le niveau de preuve le plus bas requis est celui de la « prépondérance des probabilités », ce qui signifie essentiellement « plus que probable » (supérieur à 50%). Le niveau le plus élevé (généralement requis dans les affaires pénales) est celui de la « certitude au-delà de tout doute raisonnable » (certitude quasi absolue).
45. En l’espèce, les commissaires rendent leur décision à l’unanimité avec le niveau requis de conviction raisonnable, mais les preuves, à notre avis, se rapprochent de celles requises pour établir qu’il n’existe aucun doute raisonnable.
DÉCISION 1
46. Concernant la pénalité infligée à la voiture 10 dans le document 73, nous décidons ce qui suit :
- La pénalité est annulée.
- Les cinq secondes ajoutées au temps de course de la voiture 10 sont supprimées.
- Le classement est modifié en conséquence et considéré comme définitif, sous réserve uniquement d’un éventuel appel.
DÉCISION 2
47. En ce qui concerne la pénalité infligée à la voiture 10 dans le document 75, nous décidons que :
- La pénalité est annulée.
- Les cinq secondes ajoutées au temps de course écoulé de la voiture 10 sont supprimées.
- Le classement est modifié en conséquence et considéré comme définitif, sous réserve uniquement d’un éventuel appel.
DÉCISION 3
48. Sur la base des décisions 1 et 2 ci-dessus, les points au championnat des pilotes et des constructeurs seront recalculés en conséquence.
DÉCISION 4
49. Le droit de révision ayant été confirmé et les décisions initiales ayant été révisées, les cautions versées par le concurrent au titre des deux demandes de révision seront restituées conformément à l’article 14.4.3 du Code Sportif International de la FIA.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
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