Emin Gasimov avait laissé s’échapper sa colère, mercredi soir 10 juin 2026, à l’énoncé du verdict de la cour d’assises à Rennes : Je ne suis pas un terroriste, a-t-il hurlé. Le président venait de prononcer une peine de trente ans de réclusion criminelle, avec les deux tiers incompressibles, pour avoir tenté de tuer Mahammad Mirzali, le blogueur azerbaïdjanais, dans les rues de Nantes, le 14 mars 2021.
Le trentenaire, membre de la mafia des Vory v Zakone, a décidé de faire appel de sa condamnation, apprend-on ce vendredi 12 juin. Il y aura donc vraisemblablement un second procès dans les mois à venir.
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Ce procès, qui a eu lieu sous haute sécurité à Rennes, pendant trois semaines, n’était pas ordinaire. Depuis l’ouverture des débats, une ombre a plané sur l’audience : celle de l’État azerbaïdjanais. L’accusation, comme la partie civile, a souvent décrit une main noire tirant les ficelles de ce commando qui a fondu en pleine journée sur Mahammad Mirzali, lame à la main, quai de la Fosse, à Nantes. Pendant le procès, Me Thierry Fillon, avocat d’Emin Gasimov, a pointé la singularité de l’acte : Il faut expliquer comment des hommes, que l’on décrit organisée, aguerris, ont pu échouer à le tuer. Comment est-ce possible ?