Les responsables de la Formule 1 se sont engagés à mettre en œuvre « toute amélioration ou adaptation » nécessaire pour éviter que ne se reproduise la controverse sur la vitesse dans la voie des stands lors du Grand Prix de Monaco 2026, où plusieurs voitures ont été possiblement injustement pénalisées pour excès de vitesse.
Vendredi, les commissaires de la FIA ont rétabli le podium de Pierre Gasly après que le pilote Alpine a écopé de deux pénalités de cinq secondes en fin de course dimanche dernier pour deux excès de vitesse distincts.
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D’après les preuves fournies par la FOM, qui est en charge du chronométrage en F1, une divergence dans la manière dont les vitesses dans la voie des stands ont été mesurées à l’entrée de la pitlane particulière de Monaco a conduit à conclure à tort que Gasly – et potentiellement quatre autres pilotes – avait dépassé la limite de 60 km/h, le Français ayant donc été selon les commissaires injustement sanctionné.
Il semble que les différentes boucles de chronométrage installées par les chronométreurs de la FOM aient été placées exactement aux mêmes emplacements que lors de l’édition 2025. Cependant, comme l’ont relevé les commissaires dans leur verdict, une barrière à l’entrée des stands a été déplacée, ce qui a permis aux pilotes d’emprunter un itinéraire plus court pour rejoindre la voie des stands.
En conséquence, la vitesse moyenne des voitures a été calculée sur une distance inférieure de 77 cm à celle calibrée sur la première des neuf boucles de chronométrage de la voie des stands, ce qui a conduit à une surestimation de la vitesse réelle.
« Dans le cadre de la procédure de droit de révision concernant Monaco, nous avons aidé de manière proactive la FIA à rassembler toutes les informations pertinentes afin d’éclairer les décisions des commissaires », a déclaré la FOM dans un communiqué transmis à Motorsport.com.
George Russell (Mercedes)
Photo de: Erik Junius
« Nous avons mesuré les zones concernées dans la voie des stands exactement comme pour l’épreuve de 2025 et avons suivi les procédures habituelles. Cependant, ce processus a mis en évidence un écart dans les mesures. »
« Comme tous les acteurs de ce sport, nous visons les meilleurs résultats et, comme toujours, toute amélioration ou adaptation jugée nécessaire à la lumière de cette situation sera mise en œuvre. »
George Russell est potentiellement (puisque la vérification de sa propre situation n’a pas été faite par les commissaires, uniquement saisis par Alpine) la principale victime de ce problème de chronométrage : sa pénalité de cinq secondes a fait dérailler sa course car il ne l’a pas purgée lors de son arrêt au stand, en raison d’une erreur de communication chez Mercedes. Cela lui a valu un drive-through, qui l’a relégué hors des points.
D’un autre côté, certaines équipes estiment qu’il leur incombait de prévoir une marge suffisante dans la voie des stands en se basant sur leurs données issues des essais libres, le directeur de l’écurie Haas, Ayao Komatsu, soulignant que la grande majorité des 22 voitures de la grille de départ de F1 ont réussi à terminer la course sans commettre d’infractions présumées pour excès de vitesse.
D’ailleurs, Red Bull et McLaren se réservent le droit de faire appel de la décision rendue par les commissaires qui a annulé les pénalités de Gasly.
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