Depuis 2005, chaque nouveau collège public construit par le Département de Loire-Atlantique porte le nom d’une femme au parcours exemplaire et inspirant. Mais les plus anciens sont encore nombreux à porter des noms neutres ou masculins. Dans le cadre de son action en faveur de l’égalité hommes-femmes et pour une meilleure visibilité des figures féminines, quatre collèges changeront de noms en septembre.

Le collège Chantenay, à Nantes, deviendra le collège Gisèle-Halimi, avocate, féministe et femme politique engagée pour la défense des droits humains et l’égalité. Le collège Pierre-de-Coubertin, à Legé, prendra le nom de Violette Dorange, navigatrice de 25 ans. Le collège Le Hérault, à Saint-Herblain, deviendra le collège Elisa-Mercoeur, poète et romancière du XIXe siècle, et le collège Iles-de-Loire, à Saint-Sébastien-sur-Loire, portera le nom d’Angela Davis, militante des droits humains et professeure de philosophie américaine.

« La balance est encore déséquilibrée »

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire leur entrée au collège, mais la balance est encore déséquilibrée entre la représentation des hommes et celle des femmes, explique le Département, qui, depuis 2019, propose aux établissements aux noms neutres ainsi qu’aux collèges en reconstruction de s’engager dans une démarche de changement de nom au féminin. Cela participe à faire bouger les lignes et permet de transmettre à nos jeunes une réelle culture de l’égalité, poursuit Michel Ménard, président du Département.

Après plusieurs mois de travaux pédagogiques menés avec les élèves, les noms choisis ont été présentés en conseil d’administration des collèges. Les élus du Département ont voté l’adoption des dénominations Gisèle-Halimi et Violette-Dorange, ce jeudi 11 juin. Les noms d’Elisa Mercoeur et Angela Davis, deux autres, seront soumis au vote le 2 juillet.

À la rentrée 2026, la Loire-Atlantique comptera 38 collèges portant un nom masculin, 28 collèges portant un nom féminin, deux collèges ayant un nom mixte (Hélène-et-René-Guy-Cadou et Pierre-et-Marie-Curie) et 14 collèges arborant un nom neutre, souvent géographique (comme La Noé Lambert, La Colinière, etc.). Notre démarche se poursuivra jusqu’à ce que la parité soit établie, promet Michel Ménard.