La conseillère de Paris Julie Boillot va défendre, lors du prochain Conseil de Paris, l’ouverture exceptionnelle de tous les parcs et jardins aux chiens lors des épisodes de fortes chaleurs.
«Le chien doit être perçu comme un citoyen à part entière». Alors qu’une partie du mois de mai a été marquée par un important épisode de chaleur dans la capitale, et dans toute la France, les propriétaires parisiens de chiens ont été contraints de s’adapter à la canicule. Celle-ci affecte particulièrement les animaux notamment en raison de la surchauffe des sols, pouvant provoquer des brûlures.
De ce constat, la conseillère de Paris Julie Boillot, membre du groupe Paris Apaisé, classé au centre-droit, défendra un vœu lors du prochain Conseil de Paris, du 16 au 19 juin, permettant l’ouverture exceptionnelle de tous les parcs et jardins aux chiens lors des épisodes de fortes chaleurs.
«A Paris, la vision de l’animal est négative, a-t-elle déploré dans un entretien accordé à CNEWS. On voit le chien comme une nuisance, en termes de propreté, de bruit, de sécurité, là où on devrait le voir comme un être à valoriser».
Concrètement, ce vœu, adopté lors du Conseil d’arrondissement de Paris Centre, qui regroupe le 1er, 2e, 3e et 4e arrondissement, propose que cette ouverture soit encadrée par «des règles simples» : que les chiens soient tenus en laisse, l’obligation pour les propriétaires de ramasser les déjections et de respecter les zones sensibles, à l’image des aires de jeux pour enfants.
Des complexités administratives
Avec 100.000 chiens, Paris est l’une des villes qui dispose de la plus forte densité de canidés au km2. Un électorat potentiel qui n’avait pas été négligé lors de la précédente campagne municipale.
«Il est nécessaire de respecter les engagements pris par toutes les forces politiques vis-à-vis des électeurs parisiens. Il est nécessaire de maintenir ce lien de confiance», a jugé Julie Boillot, ancienne directrice de la campagne de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons-Renaissance.
Cette ouverture pourrait cependant être freinée par les règlements des parcs et jardins de la Ville de Paris, qui ne permet pas en règle générale l’accès aux chiens, même tenus en laisse. La conseillère a ainsi appelé à «sortir du carcan administratif» et à faire preuve de «pragmatisme» en faveur du bien-être animal et des propriétaires.
Selon la conseillère, Aminata Niakaté, adjointe au maire de Paris, chargée notamment de la condition animale, ne se serait «pas montrée hostile à ce vœu de bon sens».