Aslan aura la vie sauve. Le tribunal administratif de Lille (Nord) a tranché, jeudi 11 juin 2026, sur le sort de ce jeune croisé malinois et berger allemand, responsable de plusieurs attaques sur la commune de Sangatte (Pas-de-Calais). Alors que le maire avait pris un arrêté pour faire euthanasier l’animal, un nouveau rapport vétérinaire a inversé la tendance, rapporte La Voix du Nord . Le chien pourra retourner chez ses propriétaires après avoir passé deux mois en fourrière.

« Des faits très graves »

Aslan a mordu à quatre reprises sur la voie publique, ce qui a abouti au dépôt de trois plaintes. Un premier examen vétérinaire avait conclu à une grande dangerosité de l’animal. « J’ai refusé de prendre le risque que ce chien s’en prenne à un enfant, les dégâts seraient irréversibles », avait justifié le maire Guy Allemand après la prise de l’arrêté.

Une décision soutenue par le préfet du Pas-de-Calais : « Ce chien a mordu quatre fois, moi je peux vous dire que j’ai vu les photos de la dernière morsure, ce sont des faits très graves », avait-il déclaré au micro d’ ici Nord

Le chien est récupérable

Mais les propriétaires d’Aslan ont décidé de se battre pour éviter l’euthanasie. Elles ont saisi le tribunal administratif et une pétition en ligne a récolté plus de 50 000 signatures. Le chien a été confié provisoirement à l’association Agir pour la vie animale (AVA) où une nouvelle évaluation a été réalisée. Le comportementaliste a conclu que le chien était récupérable : « J’ai rééduqué de nombreux chiens qui ont mordu par le passé. Une autre voie que l’euthanasie est possible », a-t-il assuré. 

Aslan et ses maîtresses vont être accueillies par un éducateur pour une semaine de formation. Ironie du calendrier : la décision du tribunal est tombée le même jour que celle concernant Curtis, le chien responsable de la mort d’Elisa Pilarski. Contrairement au croisé malinois, le pitbull sera bien euthanasié. « Deux histoires. Deux chiens. Deux menaces d’euthanasie. Et, pour nous, la même conviction : ils ont le droit de vivre », a réagi l’association AVA sur ses réseaux sociaux.