Une soixantaine de personnels étaient mobilisés, tous uniformes confondus.

/ Photo Mathias Dugas-Oliver

Début d’après-midi ensoleillé, ce samedi 13 juin, sur le massif de l’Étoile. « On va pas se mentir, là, il n’y a que nous. Ils arriveront plus tard, après 19 h… », avoue un homme en uniforme. Pourtant, la présence d’une soixantaine de policiers, gendarmes et agents de l’office national des forêts (ONF) mobilisés n’est pas vaine. Leur objectif : intercepter d’éventuels auteurs de rodéos et contrôler, le cas échéant, les véhicules empruntant les pistes DFCI (défense de la forêt contre les incendies).

« Cette opération vise à la fois à entraîner les équipes et envoyer un message. Les rodéos sont un fléau en ville mais aussi dans les massifs », explique Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône. « Sur les chemins, ils peuvent rapidement devenir très dangereux. Le mélange entre motos et randonneurs ne fait pas bon ménage et le risque d’accidents est très élevé en raison du relief », poursuit-il, alors que la voiture qui le conduit sur les hauteurs du massif atteint le point de brief. Là, des agents à pied, à moto, à cheval et des dronistes l’attendent pour lancer l’opération « anti motocross et motoquad » répondant à un mot d’ordre : « tolérance zéro et fermeté »….