La Suisse existe!

Une fois par mois, le coordinateur romand de Pro Suisse Kevin Grangier revient sur l’actualité des bilatérales, dans la perspective d’un vote crucial pour la Suisse à l’horizon 2027-2028

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Les parlementaires ont commencé à débattre du paquet d’accords européens, faussement mais ingénieusement baptisé «bilatérales III». Pourquoi faussement? Parce que ce paquet d’accords n’a rien de bilatéral. Il prévoit la soumission de la Suisse à la législation européenne. Pourquoi ingénieusement? Car appeler ce paquet d’accords par ce qu’il prévoit réellement – la vassalisation de la Suisse à la juridiction de l’Union européenne – n’est pas sexy. En clair, la mariée est laide. Il faut donc l’embellir en la maquillant.

La bilatéralité implique un traitement équitable entre deux entités. Or, ce n’est précisément plus le cas avec ce nouveau paquet d’accords que l’UE entend imposer à la Suisse. On passe de l’union libre au mariage forcé. Alors, vu que les bilatérales I et II ont été acceptées, quoi de mieux que de maquiller la nature de ce nouveau paquet d’accords en le baptisant comme les deux premiers afin de rassurer les Suisses?